Un nouveau pôle de vie partagée au coeur du 15e LA NEWSLETTER DE L'ARCHE À PARIS - DÉCEMBRE 2024

Un déménagement pour écrire une nouvelle page de notre histoire

Cela fait maintenant plusieurs années que le projet de la « rue des frères Morane », qui nous réunira, tous à moins d’un kilomètre les uns des autres, est dans les tuyaux. Il est le fruit d’une réflexion collective de la communauté visant à consolider notre organisation, améliorer le cadre de vie et la sécurité des personnes accompagnées, développer la qualité et les conditions de vie de nos salariés et enrichir nos liens.

Ce rêve devient enfin réalité avec la perspective du déménagement de trois de nos foyers au cours du 1er trimestre 2025. Ce moment palpitant où l’on se dit que tout ira bien, que c’est l’occasion de faire du tri, la promesse d’une nouvelle page à écrire.

Nous voilà donc dans l’effervescence des cartons, du choix des couleurs, de la déco et des nouveaux meubles pour que nos foyers soient à l’image du projet de l’Arche : des lieux de vie partagée chaleureux. En théorie, ça a l’air simple : de l’anticipation, quelques cartons, un camion, une communauté et hop tout est bouclé.

Mais un déménagement est aussi un moment délicat, une expérience émotionnelle, pour les personnes accompagnées et les équipes : une page à tourner, une rupture avec un environnement familier et la nostalgie des souvenirs à emporter pour qu’ils ne s’effacent pas. Plus qu’un simple transfert d’affaires, il nous faut surtout porter une attention particulière à chacun, renforcer l’accompagnement pour ne pas nier et accueillir ce qui peut être difficile afin d’assurer une transition en douceur. C’est donc un défi de taille à relever mais la longue histoire de L’Arche à Paris n’en est pas à son premier déménagement.

Nous venons également d’achever l’évaluation externe de nos structures; celle-ci salue la qualité d’accompagnement, la connaissance fine et personnalisée des personnes accompagnées et l’engagement important de nos équipes. Fort de cette dynamique, ce nouveau projet inclusif va nous permettre de nous montrer toujours plus créatifs pour ouvrir le champ des possibles.

Nous savons aussi que nous pourrons compter sur l’engagement et la solidarité de toute la communauté pour faire face aux imprévus qui ne manqueront pas d’arriver. La perspective d’une fête mémorable d’inauguration, déjà bien présente dans les esprits, nous motive. Nos anciens foyers resteront gravé dans notre histoire, mais nous nous réjouissons de cette promesse d’une communauté vivante sans cesse renouvelée.

Emmanuel, Ghislain et Fatima découvrent leur nouveau lieu de vie.

Au printemps 2025, L’Arche à Paris ouvre un nouveau pôle de vie au cœur du 15e. Trois foyers rassemblés dans un immeuble totalement rénové et des appartements pour des salariés et volontaires de service civique notamment. Visite guidée avec Emmanuel, Ghislain et Fatima, tous les trois futurs locataires !

« C’est magique ! Je suis contente ! ». La voix douce de Fatima résonne dans le grand salon vide de son futur foyer. Aujourd’hui, c’est visite de chantier ! Dans quelques mois, L’Arche à Paris s’installera au 9 de la rue des Frères Morane près du quartier Commerce. « C’est joli les balcons tout verts comme ça ! » s’enthousiasme Emmanuel, lui aussi candidat pour intégrer un des foyers situés aux trois premiers étages. Trois T10 d’une surface de 260 m2 dans un immeuble d’anciens bureaux. Les foyers Zéphyr et L’Archipel situés dans le 16e arrondissement et le foyer Moriya s’apprêtent à emménager. Ils accueilleront au total dix huit personnes en situation de handicap mental et neuf habitants solidaires ou volontaires du service civique, encadrés par des éducateurs spécialisés. Fatima se réjouit de la proximité des trois foyers : « Voir tout le monde ensemble, c’est super ! », dit-elle, programmant déjà de « faire la fête ».

Totalement rénové, l’immeuble de 13 étages, géré par le bailleur Sequens, semble flambant neuf. L’odeur de la peinture fraîche monte légèrement à la tête d’Emmanuel. « Ça sent vraiment la peinture ici ». Les ouvriers s’affairent silencieusement pour rendre définitive la blancheur des murs. Emmanuel et Fatima arpentent les pièces vides les unes après les autres, chaque coin et recoin est examiné. Ils tentent d’imaginer ce que sera la vie partagée dans ces grands espaces prêts à les accueillir. Fatima étudie la profondeur d'un placard, tandis qu’Emmanuel, amusé, fait semblant de prendre une douche dans une salle de bains presque terminée. Emmanuel se demande s’il aura bien une kitchenette dans sa chambre : « J’avais peut-être parlé que je voulais en avoir une. », dit-il. « Moi aussi », dit Fatima en écho. « Pourquoi pas faire la cuisine. Mais je ne mangerai pas tout le temps ici », précise Emmanuel.

Emmanuel fait semblant de prendre une douche dans une salle de bains.

Un concept innovant qui vise à améliorer la qualité de vie des salariés et des personnes accompagnées.

Direction le 4e et le 5e étage. « Whaaa! Pas mal la vue. C’est quand même haut », remarque Emmanuel. Ici sont prévus 9 logements, du studio au 4 pièces, réservés à des salariés de L’Arche à Paris avec leur famille et des volontaires effectuant leur service civique. Cet habitat inclusif avec logements intégrés répond aux contraintes de logement à Paris pour les professionnels du médico-social. Un concept innovant qui vise à améliorer leur qualité de vie.

Deux studios sont également réservés à des personnes accompagnées qui souhaitent expérimenter une vie plus indépendante tout en restant proche d’une structure de L’Arche. C’est le cas de Ghislain qui, retenu par son travail, a dû prendre au vol la visite de chantier. « C’est tout neuf. C’est joli, c’est agréable », se réjouit-il. La proximité des foyers ne le dérange pas. « C’est plus convivial. C’est plus sympa. Tu vois les gens », dit-il. Avec ces studios de proximité, L’Arche à Paris étoffe son offre d’accompagnement. Une nouvelle étape intermédiaire entre la vie en foyer et l’indépendance totale dans un logement loin d’une structure de L’Arche.

Aux étages supérieurs, les appartements sont destinés à des habitants et des familles du quartier. Emmanuel exprime son désir « de rencontrer les voisins pour les connaître, les inviter… Pourquoi pas ? », suggère-t-il pudiquement. On se met à rêver collectivement d’une fête des voisins. « On pourra peut-être manger dehors », propose-t-il en regardant la cour. La lumière du jour se fait moins vive. Le grand salon blanc s’assombrit. Dans la pénombre, Emmanuel s’inquiète de la présence de boîte aux lettres. Il interroge lui-même le chef de chantier. Il est vite rassuré : « On pourra recevoir des lettres. On sait jamais ! », dit-il.

Ce nouveau lieu de vie est une magnifique opportunité pour Abou. L’aboutissement d’un rêve. Celui d’intégrer un studio et de vivre de façon plus autonome. Il imagine ce que pourrait être sa nouvelle vie dès le printemps prochain. Abou sait ce qu’il veut, mais surtout ce qu’il ne veut pas…

Entretien mené par Anne Chabert d'Hières

Tu es candidat pour un studio rue des Frères Morane ?

Oui !

Comment tu imagines ça ?

Moi fini en foyer, fini !

Pourtant, tu vas habiter dans l'immeuble où se trouvent trois foyers ?

Oui et non. Moi, à la maison tout seul.

Qu’est-ce qui va changer ?

Accompagné moi. La cuisine...

Mais la cuisine tu le fais déjà ici.

Oui, mais après, ce sera tout seul. Je ferais les courses tout seul, après j’irai au travail, après ma copine elle viendra, on pourra dormir ensemble...

Tout ça tu ne peux pas le faire ici ?

Si, mais... ici... (Par des gestes Abou exprime des difficultés)

Ici il y a des accompagnateurs avec lesquels il faut que tu négocies tout le temps ?

Oui !

Mais là-bas, tu n’auras pas à négocier ?

Oui !
Abou est l'une des icones publicitaires du Café Joyeux. DR

Tu auras quel type d’accompagnement ?

Je parle avec quelqu’un une fois.

Il y aura une personne qui viendra une fois par semaine ?

Oui.

Ce n’est plus un accompagnement quotidien ?

Voilà. Après, moi, une clé, deux clés... pour ma copine et moi. Après mariés après.

Ta copine pourra s’installer chez toi ?

Oui, après. Moi sérieux. On a eu un rendez-vous avec les parents, pour parler.

C’est une étape dans ta vie ?

Oui, voilà. Maman au rendez-vous, elle a dit oui.

Est-ce que tu crains la solitude ?

Non, je joue de la guitare, je vois ma copine... On se dit ça va bien... On mange ensemble, on sort...

Donc tu ne te sens jamais seul ?

Non.
Abou a vécu en foyer de longues années. Dans sa chambre au Gué rue Saïda en 2008.

Il va y avoir trois foyers juste à côté ?

Moi, non. Moi en haut, eux en bas... On ne va pas se croiser. Moi, je travaille le matin, je ne vais pas les croiser.

Tu ne cherches pas à croiser d’autres gens de L’Arche ?

Non. Un petit coucou, pas beaucoup. J’ai dit à Justine (sa responsable), moi, copine. C’est fini les foyers. Moi, je ne veux pas.

Tu as été longtemps en foyer ?

Au foyer Le Gué, à Viim, à Namasté... Aussi avant L’Arche. J’ai dit maman, je pars. C’est fini foyer. Avec le directeur, au début, on a déjà parlé, rendez-vous au bureau avec papa, rendez-vous avec maman.

C’est un projet que tu as depuis longtemps ?

Voilà !

Tu avances pas à pas, chaque étape…

Voilà !
Abou très ému lors de ses 20 ans d'appartenance à L'Arche à Paris.

Tu es incroyable parce que tu arrives à faire ce que tu veux.

Oui. Moi, dans ma tête, je pense... beaucoup, beaucoup.

Oui, tu construis ta vie. Et petit à petit tu arrives à convaincre... les équipes, tes parents, les parents de ta copine... Parce que tu ne fais pas de folies.

Il y a encore des rendez-vous. Avec les parents de ma copine, cool. Ils m’embrassent, prennent des photos. Ma maman, non.

Elle a plus de questions ?

Ouais.

Tu vas la convaincre ?

Oui.

Tu as de l’énergie…

Oui beaucoup.

Tu as un caractère qui n’est pas fastoche quand même. En foyer, ça frotte... avec des conflits

Ouais. Y’a des gens, on s’engueule...

Deux choses te pèsent ici, la pression des accompagnements et les conflits avec les autres personnes accompagnées.

Oui beaucoup.

Rue des frères Morane, y’aura moins d’occasion de frottements et de conflits.

Moi j’aime bien rigoler, mais pas qu’on... Le groupe ce n’est pas facile pour moi.

Tu es très indépendant en fait, tu aimes bien faire selon ton caractère.

Maman pareil, papa pareil.

Faut dire que tu as de l’énergie, alors, cette énergie, ça frotte.

Oui, beaucoup. Avec ma copine ça va bien.

Ça ne frotte pas ?

Non, des fois oui, mais non. Elle est bien, elle écoute, elle est gentille... Moi, je paye, elle paye... Ses parents m’invitent, me font des bisous... Avec elle, hier on a vu un film au cinéma.

C’est surtout l’indépendance que tu recherches ?

Oui. Je vais déménager tout ce que j’ai ici. Ce sera grand. C’est un studio.

Qu’est-ce que tu veux qu’on te souhaite ?

D’être bien. Que ça se passe bien avec ma copine... Marier, rigoler, travailler... et des augmentations de paye !
Remi Falampin, responsable du foyer L'Archipel (à droite), prépare le repas avec Ghislain (Photo Elodie Perriot)

« Un moyen d'attirer de nouveaux salariés et de fidéliser ceux déjà là »

Au printemps prochain, Remi Falampin, responsable de L’Archipel, déménagera avec sa compagne rue des Frères Morane. Un logement au loyer modéré juste au-dessus de trois foyers. En offrant la possibilité à ses salariés d’habiter sur leur lieu de travail, L’Arche à Paris souhaite répondre aux difficultés d’accès au logement à Paris pour les professionnels du médico-social. Remi y voit également un moyen d’améliorer sa qualité de vie.

Comment as-tu eu l'opportunité de vivre sur ton lieu de travail ?

Quand L’Arche à Paris s'est positionnée sur l'appel d'offres pour avoir l'immeuble dans lequel les trois foyers allaient déménager, il y avait également une volonté qu'il y ait des appartements pour les salariés au-dessus des foyers. Cela a été présenté à l'ensemble de la communauté. Il était possible pour chaque salarié de postuler pour vivre dans l'un de ses appartements, pas uniquement ceux qui travaillent en foyer. L’Arche à Paris a assez vite communiqué sur cette possibilité. Étant donné que je vivais déjà dans un appartement qui est collé au foyer dans lequel je travaille en ce moment, ça me paraissait tout à fait naturel de continuer dans cette voie. Je connais assez bien ce que ça implique, à quoi ça peut ressembler. Je m’y retrouve assez bien dans ma vie.

Est-ce un remède aux difficultés de recrutement ?

C’est évident ! Même pour conserver aussi des salariés. On sait que, dans le médico-social en général, à L’Arche à Paris également, il y a un turn-over assez important. Pouvoir fidéliser un petit peu les salariés en proposant des avantages, ça peut être un plus. C’est un gain de temps sur les trajets en étant sur place. Il y a beaucoup de gens qui peuvent faire plus d'une heure de transport pour travailler à Paris. C'est quelque chose de vraiment, très, très confortable. Il y a aussi évidemment le prix du loyer qui sera très attirant du coup pour des salariés. C’est à la fois un moyen d'attirer de nouveaux salariés et de fidéliser ceux qui sont déjà là.

Ça change quelque chose dans ton engagement communautaire ?

C’est difficile de répondre à cette question, étant donné qu'actuellement je suis dans le 16ᵉ arrondissement. Du coup, le foyer n'est pas collé au cœur de l'association dans le 15e, là où la majeure partie des événements communautaires se déroulent. En revanche, à l'échelle du foyer L’Archipel dans lequel je travaille en ce moment, c'est sûr que c'est beaucoup plus facile. Par exemple, pour des événements comme les célébrations ou des anniversaires. C'est très facile même d'aller passer un moment, comme ça, en dehors de ses heures, de vivre une ambiance assez simple et très horizontale avec le foyer.

As-tu été contraint de poser un cadre clair ?

Finalement, il n'y a même pas eu vraiment besoin de mettre un cadre. Les personnes accompagnées ont été assez respectueuses de ces deux espaces. Quand il est arrivé que des personnes viennent sonner chez moi, c'était pour quelque chose qui concernait vraiment le travail. J'étais même content qu'elles viennent parce que c'était un moment où il y avait une situation de blocage au foyer. Mais globalement, les personnes accompagnées ont vite compris quand elles pouvaient venir me solliciter ou pas. Avec chaque foyer, chaque personne accompagnée, ça peut se passer évidemment différemment. Si en tout cas il y a quelque chose qui déborde un petit peu dans la relation, c'est important de pouvoir aplanir ça avec les personnes qu'on accompagne et de pouvoir cadrer le fonctionnement.

Vois-tu un autre risque ?

Le deuxième, ce serait d'être un peu trop plongé dans le travail. Le fait de ne pas réellement couper mentalement même si l’on n'est pas au sein du foyer en train de travailler. Le fait d'avoir un espace si proche, de croiser les personnes accompagnées dans l’immeuble, on reste malgré nous toujours un petit peu dans le foyer et au travail. On voit que telle personne va être en retard, par exemple. C’est plein de petites graines qui peuvent rester un peu dans la tête. Il faut savoir de temps en temps s'en séparer un peu, aller faire des choses à l'extérieur. Pour ma part, c'est important d'avoir aussi une vie sociale extérieure à L'Arche et de faire des choses qui ne sont pas que dans le quartier.

Comment imagines-tu ta vie rue des Frères Morane ?

Ce sera différent. Il y aura encore plus de personnes accompagnées. Il y a aussi le fait d'habiter à côté de salariés. Un étage que de travailleurs de L’Arche à Paris ! La dynamique sera encore différente. Je vais vivre avec ma copine. Elle me disait : « Mais du coup, Il y a des gens qui ne sont pas de L'Arche dans cet immeuble ? » (Rires). Je suis curieux de voir ce qui va se passer. Ça serait cool qu’il y ait à la fois des limites et en même temps pas mal de choses spontanées qui se passent. L'idée n’est pas qu'on soit en train de se faire un planning avec des événements précis, mais qu’il y ait aussi un lien un peu simple et spontané qui se crée.

Au fond de la cour intérieure de l'ensemble immobilier de la rue des Frères Morane, une remise de 110 m2. Après des travaux, elle deviendra, dans quelques mois, une salle de sport toute neuve gérée par L’Arche à Paris et ouverte au quartier.

Pas vraiment prévue au départ du projet, cette salle de sport est la belle surprise de cette fin d’année. La cerise sur un gâteau merveilleux que nous attendons avec impatience. Nous avons à cœur à L'Arche à Paris de développer et d’intégrer durablement la pratique sportive dans les accompagnements. L’inclusion des personnes en situation de handicap passe également par la pratique du sport. Après la vague tricolore de cet été et l’enthousiasme populaire autour notamment des JO paralympiques, nous comptons transformer l’essai à l’échelle de notre quartier. Depuis les JO de Tokyo, en 2021, le mot “ensemble “ a été ajouté au slogan “plus vite, plus haut, plus fort” pour souligner le pouvoir unificateur du sport et l’importance de la solidarité : L’Arche en est une belle illustration. Faire du sport « ensemble » pour relever des défis « ensemble ».

Pascal Bruand, ancien éducateur en activité physique adapté, et tout nouveau responsable du CAJ de L’Arche à Paris, est notre référent sport. La perspective de pouvoir profiter au quotidien d’un espace sportif le réjouit. Il espère que cette salle de sport deviendra « un nouveau lieu de vie où l’on partage des choses. À chaque fois qu’elle donnera à quelqu’un l’envie de revenir, de repartager, c’est qu’elle aura créé quelque chose de bien », explique-t-il.

Philippe s'entraîne en attendant la fin des travaux de la salle de sport.

Cet espace pourrait devenir rapidement un symbole d’ouverture vers l’extérieur dans le 15e. Il sera accessible à l’ensemble des habitants de l’immeuble, favorisant ainsi la mixité des publics et la rencontre. Cette salle de sport sera également partagée avec d’autres établissements médico-sociaux partenaires afin qu’ils puissent y développer leurs propres activités, dont certaines pourraient être mutualisées avec L’Arche à Paris. Philippe, travailleur du CAJ et grand sportif, est séduit par l’idée de faire du sport avec d’autres. « On garde un peu pour nous et un peu pour les autres », dit-il. « On a un équipement et des joueurs... Ce serait sympa de lancer des invitations », propose Pascal Bruand. Dans cette salle, Philipe veut plein de trucs » pour faire « de la musculation » et du « vélo ». Jeanne Savary, éducatrice au CAJ, anticipe les futures activités sportives: « On pourrait faire des jeux de balle et avoir des tapis pour de la relaxation, de la gym douce ». Philippe propose même « une table de ping-pong ».

Mais avant de rouler sur des tapis de sol, se faire les muscles ou entretenir le cardio, un autre challenge nous attend d’ici son ouverture en mai 2025 : trouver le financement des équipements. Dans cette quête, on a le soutien d’une bande de copains : Alban, Grégoire, Enzo, Alexandre, Erwann, Emile et Quentin. Étudiants ou néo-professionnels, ils se lancent comme défi de participer à l’Ironman de Nice le 29 juin 2025. Un triathlon de l’extrême : 3,8 km de natation en pleine mer, 180 km de vélo et un marathon de 42,2 km dans la foulée. Plus de 12 heures d’efforts intenses. Mais derrière ce défi sportif, appelé « Archeman », il y a un défi solidaire qui vise à offrir une belle visibilité à L’Arche à Paris et récolter des fonds pour financer l’équipement de notre salle de sport. Des tee-shirts « Archeman » seront également vendus en ligne. Nos sept athlètes sont prêts à se surpasser, mais pas sans vous. On vous donne rendez-vous en janvier pour débuter l’année en trombe.

Une bande copains prête à courir aux couleurs de L'Arche à Paris pour financer notre salle de sport (Photo Paul Lafoy)

Credits:

© L'Arche à Paris - Décembre 2024