MAROC*65 > J9 Vendredi 13 février 2026 : dakhla > lâyoûn

Ci-dessus : le phare du cap Huit !

Cliquer sur les photos pour les agrandir puis les réduire, fonctionne aussi sur smartphone…

Pour la 65e fois au Maroc…

dakhla > lâyoûn, 506 km, 3 de plus que prévu !

Ce voyage au Sud, à Smara et Dakhla (que je tenais tant à découvrir depuis des dizaines d'années) est venu bien trop tard pour encore avoir des charmes anciens à montrer. C'est, malgré les splendides paysages, tout de blanc vêtus, au Sud de Dakhla, une déception, je dois l'avouer. Trop de constructions anarchiques, commencées, pas terminées, ruinées avant même d'être finies, pas d'âme, excepté à la bourgade des pêcheurs au Sud de la ville ainsi qu'au marché, trop peu arpenté finalement. Et ce phare absolument pas valorisé. Les gens très gentils, comme partout dans ce pays. Et la nourriture à part le poisson n'est pas si diversifiée ni savoureuse qu'ailleurs au Maroc. Je ne pense pas revenir, mais qui sait, il ne faut jamais dire Fontaine...

Et pour finir avec Villa Cisneros, le Dakhla de l'histoire de l'Aéropostale, ce bel extrait lu dans Courrier Sud d'Antoine de Saint-Exupéry :

  • “ Un ciel pur comme de l'eau baignait les étoiles et les révélait. Puis c'était la nuit. Le Sahara se dépliait dune par dune sous la lune. Sur nos fronts cette lumière de lampe qui ne livre pas les objets mais les compose, nourrit de matière tendre chaque chose. Sous nos pas assourdis, c'était le luxe d'un sable épais. Et nous marchions nu-tête, libérés du poids du soleil. La nuit : cette demeure... Mais comment croire à notre paix? Les vents alizés glissaient sans repos vers le sud. “

Les strates du noussnous matinal, avec des sachets de sucre de 10 g, pas des riquiquis comme partout maintenant ! Ou comment partir gaillards !

Sur la route, qui sera longue, rectiligne, droit devant, comme déjà écrit. il faut bien s'occuper. Exactement le même trajet en sens inverse que le Boujdour > Dakhla du 9 février dernier mais jusque Lâyoûn aujourd'hui.

Maroc Telecom et ses copines, à chacun la sienne.

Les échafaudages enserrent encore le réservoir, je ne m'en lasse pas !

Agadir est encore loin et lâyoûn... aussi, c'est le début de la journée.

Non, non, mon pilote si prudent et efficace ne va pas m'abandonner !

La persévérance il n'y a que cela de vrai. Raté à l'aller car pas trouvé de piste, il est bien plus visible sur le chemin du retour. Une photo de loin, si une fois encore nous passons sans pouvoir l'approcher. Floue mais au moins il est dans la boîte.

Envol de criquets, paressant sur la piste, à l'approche de la voiture. Et de près bien sagement posés un peu plus à l'écart.

Si j'avais lu le tome VI des pistes du Maroc de Jacques Gandini un peu plus tôt, grâce aux coordonnées indiquées nous n'aurions pas manqué l'entrée de la piste menant au phare. Comme cela encore un de plus au tableau de chasse. Le phare du cap Huit, malgré le 6 de coeur abandonné sur le bord du chemin ! Drôle d'indice ! Mais magnifique endroit pour ce pique-nique avec vue.

Vue d'artiste... le phare de Boujdour avec espadon à l'entrée Sud de la ville et l'autruche gardant la sortie Nord.

Lu dans ce Tome VI Le Sahara atlantique, quelques informations sur Boujdour où nous avons dormi le 8 février. Ne jamais voyager sans un guide de Jacques Gandini :

  • Jusqu'au XVe siècle, le cap boujdour a été considéré par les Européens comme la limite méridionale du monde. Une légende disait qu'une “ mer des Ténèbres “ (nom médiéval de l’océan Atlantique) s'étendait après ce cap, surnommé “ cap de la peur “ par les portugais. Durant tout ce XVé siècle, des navires, financés par Henri le Navigateur, continuèrent l’exploration, poussant à chaque fois un peu plus loin. C’est en mai 1434 que le portugais Gil Eanes découvrit une baie protégée et compris que le cap tant craint, avait été dépassé. Ce moment mit fin aux vieux mythes et permit l’exploration portugaise de l’Afrique, mais aussi, hélas, le commerce d’esclaves.

  • En février 2010, Boujdour devint la 40ème ville du Royaume à obtenir le label de “ Villes sans Bidonvilles (VSB)“. Cette nomination fait suite à la démolition des dernières baraques des bidonvilles Al Wahd 1 et 2. Ce projet avait démarré à Boujdour en mars 2006, lors d'une visite du Roi Mohammed VI. Depuis, la ville a bénéficié d'un important budget pour le développement et la restructuration de ses infrastructures.

Sur la route... éoliennes et poteaux électriques : énergie en tout genre !

Et à l'entrée de Lâyoûn, l'on retrouve les équipements pour le transport du phosphate.

Depuis Tan-Tan vers le Sud, l'essence est détaxée, à cette enseigne OLA (nous faisons des infidélités à Shell et Total) 8,23 dirham le litre de diesel, environ 0,69 CHF. Le plein s'impose.

.

Carine adoooooore les phares...

Nouifed, phare du cap Huit, tour cylindrique en béton armé, phare de jalonnement.

Si les chambres sont simples mais propres et fonctionnelles, le cuisinier est incroyable. Il a travaillé longtemps en France dans de grands restaurants. Fantastique présentation très originale de l'entrée et du plat et même mon poisson était en filet sans une seule arrête. Mais comme je fais rarement des photos de nourriture il faudra y aller pour déguster et par les yeux et le goût, cette délicieuse cuisine.

CRÉÉ PAR
dominique wacker-cao

Crédits :

©dominique@docker.ch