Vous voilà pénétrant à pas feutrés dans cette magnifique bibliothèque de TRINITY COLLEGE, haut lieu historique de tant de savoirs sur l’Irlande, où sont rassemblés tous les textes des plus éminents savants, historiens, artistes et chercheurs du pays de vos origines …
Mais comment aborder ce vaste rivage de talents sans s'y perdre ? Qu'ils aient été écrivains, scientifiques, peintres, personnages politiques, historiens, ils ont défendu et porté en eux le caractère irlandais avec fierté, humour et inventivité.... Et tous , ils ont aimé profondément la vie. Qu'ont-ils transmis à ceux qui , aujourd'hui, tiennent la barre du bateau irlandais? Et que peuvent-ils nous transmettre enfin, à nous, les "wild geese" tellement désireux d'en savoir plus sur nos illustres ancêtres?
Installez vous bien confortablement dans votre fauteuil préféré pour vous offrir un moment d’immersion dans cette Irlande si attachante !
Nous vous proposons de partir pour vous, à la recherche de textes passionnants, émouvants ou éblouissants, en partant des siècles les plus anciens de l'écriture jusqu’à nos jours, dans le but de vous émerveiller et de vous rendre fiers de vos origines.
Relevons le pari de vous envoyer tous les deux mois, une sélection d'écrits voire d'images, de cartes, de ces érudits de tous poils! Qu'ils soient poètes, analystes, entrepreneurs, conteurs, créateurs en toutes disciplines, Ils vont vous faire encore plus aimer ce magnifique pays avec ses incroyables particularités.
Les textes seront traduits -s’il le faut- , fréquemment accompagnés pour vous distraire, de nouvelles de SÉAMUS notre ami imaginaire le leprechaun…. et parfois même, d’une recette de cuisine typiquement irlandaise, pour le plaisir!
Prêt à démarrer votre propre bibliothèque irlandaise ? Alors…suivez nous …on vous emmène !
Poésie, Histoire et Politique : comprendre l’Irlande d’aujourd’hui avec ces textes qui vous parlent du passé...
« Que ERIN se souvienne des jours anciens, Avant que ses fils perfides ne la trahissent ; Quand Malachie portait le collier d’or, Qu’il avait gagné sur son fier envahisseur ; Quand ses rois, aux étendards verts déployés, Menèrent les Chevaliers de la Branche Rouge au danger ; Avant que le joyau d’émeraude du monde occidental Ne soit serti dans la couronne d’un étranger »
Ces vers, souvent cités, du plus grand – et aujourd’hui, hélas, trop négligé – des poètes lyriques romantiques d’Irlande, Thomas Moore (1779-1852), expriment magnifiquement l’élan des Irlandais à se souvenir de leur passé, quels que soient les prismes embellis par lesquels ils le contemplent, à célébrer un âge d’or supposément perdu et à déplorer les longues années de domination étrangère présumée. Le peuple d’Irlande est en effet très conscient de son histoire – certains diraient même obsédé par elle. Entrez dans presque n’importe quelle librairie en Irlande et vous verrez que les rayons consacrés à l’histoire irlandaise sont parmi les plus chargés de l’établissement. Consultez la liste hebdomadaire des meilleures ventes et vous trouverez, parmi les dix premiers ouvrages de non-fiction, un bon nombre de livres sur l’histoire de ce petit pays nommé Irlande. Pourtant, il serait intéressant d’arrêter cent Irlandais dans la rue et, en usant des méthodes des sondeurs modernes, de leur demander d’où vient le nom de leur pays, « Ireland ». La plupart sauraient sans doute qu’il est lié au nom irlandais de l’île, Éire, et certains préciseraient qu’il s’agit d’un composé de Éire et du mot vieil-anglais ou vieux-norrois land : Éire + land = Éireland, devenu Ireland. Mais d’où vient Éire ? L’un des peuples anciens d’Irlande, dominant à une époque dont aucun document écrit contemporain ne nous est parvenu, était celui des Érainn, qui vivaient dans l’actuel Munster. Leur première trace se trouve dans la mention d’un peuple nommé Iverni dans la toute première description détaillée de l’Irlande jamais rédigée, celle de Ptolémée d’Alexandrie, le célèbre géographe grec, compilée peu après l’an 100. C’est à cette tribu que semble remonter le nom donné à l’île entière, qui, en vieil irlandais (période 650-900), s’écrivait Ériu, devenu aujourd’hui Éire Ce mot, comme la langue irlandaise elle-même, est d’origine indo-européenne. On suppose qu’il signifie « pays fertile ». Ériu est le nominatif d’un nom dont les formes au datif et au génitif sont Éirinn et Éireann, d’où dérive la forme anglicisée et poétique Erin, que l’on retrouve dans le beau chant de Thomas Moore et tant d’autres. Cela expliquerait aussi pourquoi les auteurs grecs classiques parlaient de l’île comme de Ierne, terme qui, déformé, donna aux Romains le nom Hibernia, généralement traduit par « terre de l’hiver ». Quant aux habitants de cette « terre d’hiver », beaucoup seraient peut-être surpris d’apprendre qu’au Moyen Âge ils n’avaient aucune conscience de se définir comme « Celtes » , bien que beaucoup fussent effectivement d’origine celtique. Ce que nous savons en revanche, grâce aux nombreux écrits qu’ils commencèrent à produire après l’introduction de l’écriture avec le christianisme au Ve siècle, c’est que les Irlandais avaient un vif sentiment d’appartenance à une seule nation. Mais ils ne se nommaient pas « Irlandais » : ils se désignaient comme les Goídil (ou Scotti en latin), d’où viennent nos formes modernes « Gaels » et « Scots ». Leur unité tenait surtout à une chose : ils parlaient tous une même langue, le Goídelg, que le gaélique moderne orthographie Gaeilge. Ce point est capital. Les Goídil n’étaient pas définis par le territoire de l’Irlande, mais par la langue qu’ils parlaient. Et, dès les premiers siècles de notre ère, cela incluait une partie importante des populations de l’actuelle Écosse : des Irlandais du royaume de Dál Riata avaient traversé le canal du Nord depuis les vallées d’Antrim pour s’établir en Argyll et dans les Hébrides, et furent considérés, à juste titre, comme des Gaels/Scots. Avec le temps, le territoire qu’ils conquirent dans le nord de la Grande Bretagne d'aujourd'hui prit leur nom : Scotia, devenue l’Écosse actuelle. Mais la véritable patrie des Goídil restait l’Irlande, et les Gaels d’Écosse étaient vus comme des exilés. Comme beaucoup de nations, les Irlandais cherchèrent à expliquer leurs origines, pour eux-mêmes, pour les autres peuples et pour la postérité. Dès le VIIe siècle, ils avaient élaboré une pré-histoire nationale, culminant avec la composition du Lebor Gabála Érenn (« Livre des Conquêtes d’Irlande »), qui reliait toutes les tribus et dynasties gaéliques par une lignée commune. L’ancêtre mythique choisi fut Míl ou Milesius d’Espagne, dont les fils auraient été les premiers à s’installer en Irlande ; d’où le nom parfois donné aux Irlandais : les Milesiens. De Míl, ils se rattachaient à l’Égypte, à la fille du Pharaon, Scota, qui donna son nom en latin aux Scots et à la Scotia, et dont le mari, Gaíthelos ou Gáedel Glas, expliquait opportunément le nom des Gaels et de leur langue. Et, naturellement, tous ces ancêtres étaient ensuite reliés à Noé et à Adam. Aussi belle soit-elle, cette légende d’origine n’est qu’un mythe. Mais elle montre combien les anciens Irlandais tenaient à définir qui ils étaient et d’où ils venaient, soulignant leur volonté de se distinguer des autres nations. Pourtant, malgré ce sentiment d’unité, l’Irlande médiévale restait profondément morcelée politiquement. La dynastie dominante, celle des Uí Néill, qui rattachait ses origines au semi-légendaire Niall aux Neuf Otages, sut exploiter ce mythe commun pour revendiquer une haute-royauté dont la capitale symbolique était Tara. Et leur propagande finit par s’imposer : vers l’an 1000, et même longtemps après, beaucoup croyaient que Tara avait été l’antique capitale de l’Irlande, une nation unique, dotée d’une capitale ecclésiastique à Armagh et d’une capitale politique et symbolique à Tara. Que ce fût vrai ou non importait peu : l’essentiel était que les gens le croyaient. Le sentiment d’identité nationale se renforça au IXe siècle, quand l’Irlande subit les assauts répétés des Vikings, qui fondèrent plusieurs enclaves et villes, dont Dublin. Bien qu’intégrés peu à peu – devenus chrétiens, mariés aux dynasties locales, parfois porteurs de noms gaéliques – ils restèrent longtemps des Gaill (« étrangers »). Puis, au XIIe siècle, l’Irlande fut à nouveau envahie, cette fois par des Anglo-Normands. Les descendants des Vikings furent absorbés par les nouveaux colons, qui eux-mêmes s’appelaient « les Anglais de la terre d’Irlande », et que les Irlandais continuaient à désigner comme Gaill. À la fin du Moyen Âge, malgré des mariages et des rapprochements culturels, la distinction entre colons anglo-normands et Irlandais demeura vive, nourrie par des antagonismes « raciaux ». Les autorités anglaises tentèrent même d’empêcher toute assimilation par des lois comme les Statuts de Kilkenny (1366), sans grand succès. Une partie des Anglo-Irlandais développa peu à peu une tendance séparatiste, irritée des ingérences de Londres, mais leur attachement à l’ « anglaise-té » resta prédominant. Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle, avec l’arrivée de nouvelles vagues de colons protestants, que le processus de fusion avec les Irlandais prit une autre tournure. À partir de là, les divisions religieuses devinrent déterminantes. Jusque-là, catholiques tous ensemble, colons et indigènes pouvaient se rapprocher avec le temps. Mais après la Réforme, la fracture entre catholiques et protestants entraîna des guerres acharnées. La dernière grande tentative des Irlandais de repousser la domination protestante anglaise fut la Guerre de Neuf Ans (1593-1603), menée par Hugh O’Neill et Red Hugh O’Donnell, qui se solda par la défaite de Kinsale (1601) et par la « Fuite des Comtes » (1607), marquant la fin de l’ordre gaélique. Le XVIIe siècle fut sans doute le plus sanglant de l’histoire irlandaise : confiscations massives, colonisation de l’Ulster par des colons anglais et écossais presbytériens, rébellions (1641), puis domination cromwellienne* et williamite*, suivies des Lois pénales contre les catholiques au XVIIIe siècle. Mais le mécontentement couvait toujours, éclatant avec la rébellion de 1798, inspirée par les révolutions américaine et française, puis avec le soulèvement manqué de Robert Emmet en 1803. En réponse, le Parlement irlandais fut aboli par l’Acte d’Union de 1800. Même instrument de domination coloniale, il devint rétrospectivement un symbole perdu d’indépendance. Avec l’Émancipation catholique de 1829, menée par Daniel O’Connell, l’objectif nationaliste devint l’abolition de l’Union. Mais O’Connell échoua, et la famine de 1845-49 radicalisa les esprits. Les révoltes de 1848 (Jeune Irlande) et 1867 (Fenians) échouèrent, mais le combat se poursuivit avec Parnell et le mouvement pour le Home Rule, sans parvenir à une autonomie concrète. Finalement accordé à la veille de la Première Guerre mondiale, le Home Rule arriva trop tard : la génération de 1916 choisit l’insurrection, menant à la guerre d’indépendance (1919-1921) et au Traité anglo-irlandais (1921), créant l’État libre d’Irlande. Mais le traité, jugé insuffisant par certains, provoqua une guerre civile (1922-1923). Surtout, six comtés du Nord restèrent exclus : l’Irlande du Nord naquit, dominée par une majorité protestante refusant toute union avec le Sud. Le régime unioniste de Stormont, soutenu par Londres, marginalisa les catholiques jusqu’aux années 1970, quand l’absence de droits civiques et de réformes provoqua la flambée de violences connue sous le nom de Troubles (1969-1998). Le dernier tiers du XXe siècle fut marqué par cette guerre larvée, sans vainqueur possible. Mais le XXIe siècle s’ouvre sur plus d’espérance. Pour citer encore Thomas Moore :
« ERIN ta larme silencieuse jamais ne cessera, ERIN ton sourire languissant jamais n’augmentera, Jusqu’à ce que, comme la lumière de l’arc-en-ciel, Tes multiples teintes s’unissent, Et forment aux yeux du ciel Un seul arc de paix ! »
Ce texte est issu du livre passionnant et très instructif de Seán DUFFY , que nous vous recommandons, (texte en anglais), « The Concise History of Ireland » Éd. GILL Books… Nous vous ferons surement suivre d’autres extraits de son livre (traduits en français) Note de la traductrice *Cromwell (Angleterre) sévit avec force en Irlande vers 1649 , il décéda en 1658 * Williamite : Guillaume d'Orange-originaire des Pays Bas, devient en 1689 Guillaume III d'Angleterre, chassant, Jacques II du trone anglais. Il remporte ensuite la célèbre bataille de la Boyne (Irlande) en 1690, face à Jacques II (les Jacobites, alliés aux Français). Il y installe son pouvoir sur l'Irlande avant de rejoindre l'Angleterre en 1691.
L' IRLANDE D'AUJOURD'HUI ...un regard indispensable avant d' aller plus loin.
Faisons sans transition, un saut en avant dans l'Irlande d'aujourd'hui....pour installer dans nos mémoires quelques connaissances essentielles dont nous allons avoir besoin au fil de nos lectures. L' IRLANDE est le nom de l'État devenu libre créé par le traité de Kilkenny en 1921 Michael D. Higgins, un merveilleux poète, en a été le dernier Président , du 11 novembre 2011, jusqu'au 11 Novembre 2025 , réélu brillamment en 2018, soit 14 ans à la présidence. Trois mandats n'étant pas possible, Il a cédé sa place à Catherine Connolly (indépendante+SinnFein+ gauche) qui a remporté la récente élection présidentielle (en Irlande elle se tient en un seul tour). Avec 63,36 % des voix, elle a devancé Heather Humphreys (Fine Gael, centre droite). Nous reparlerons de la nouvelle présidente. Le premier ministre (Taoiseach) de cette république parlementaire irlandaise est actuellement Micheál Martin (du parti Finna Fáil, centre ), nommé le 23 janvier 2025
Un peu de géographie.... L'IRLANDE, (état libre du sud). 68 900 km² (1/9env de la France), 3 500 000 hab. environ, dont Dublin est la capitale et Cork, Galway, Limerick, Waterford, les principales grandes villes. Elle se divise en Comtés : 28 + 5 villes, répartis en 4 grandes provinces, CONNACHT, MUNSTER, LEINSTER et une partie de l'ULSTER (3 comtés sur 9) Notez par exemple, que Dublin est composée de 3 comtés +1 ville Les langues officielles sont l'anglais et le gaélique irlandais; la monnaie, l' Euro (mis en circulation le 01/01/2002) et naturellement la Fête nationale, le 17 mars, lors de la St Patrick
L'ULSTER est la 4ième province de l'IRLANDE "géographique", dont 6 des 9 comtés, sont regroupés et répondent à l'appellation de "IRLANDE DU NORD". L'Irlande du Nord est considérée comme nation constitutive du Royaume-uni. avec ses 14 100 km² et 1 500 000 hab. environ
Quelques éléments de politique intérieure et extérieure remarquables
UNE POLITIQUE INTERIEURE ATYPIQUE et INTERESSANTE Le gouvernement actuel connaît une grande stabilité depuis les élections générales de 2020, phénomène rare en Europe... Depuis cette date, les deux grands partis centristes que sont :
le Fine Gael (PPE) et le Fianna Fáil (RE)
se partagent le pouvoir et les principaux postes du gouvernement. Encouragé par une dynamique favorable, le Premier ministre Simon Harris (Fine Gael) avait décidé de convoquer des élections législatives anticipées le 29 novembre 2024. Après avoir longtemps fait la course en tête, le Fine Gael s’est vu rattraper dans les derniers jours par ses rivaux, le Fianna Fáil, qui a remporté 48 sièges, et le Sinn Féin (dont l’IRA démilitarisée s’est politiquement rapprochée) GUE/NGL (= gauche/ecologique/ européenne), 39 sièges, le parti du Premier ministre finissant 3ème, avec 38 sièges. Les négociations en vue d’une reconduction de la coalition "Fine Gael - Fianna Fáil" ont rapidement abouti. Le leader du Fianna Fáil, Micheál Martin, jusqu’alors ministre des Affaires étrangères, est redevenu le 23 février 2025 Premier ministre, poste qu’il avait déjà occupé de juin 2020 à décembre 2022. Comme au cours de la dernière législature, une permutation au poste de Premier ministre en cours de mandat entre leaders des deux grands partis est prévue par le programme de la coalition. Simon Harris, devenu ministre des Affaires étrangères et du Commerce et ministre de la Défense, devrait ainsi redevenir Premier ministre en novembre 2027. La coalition s’appuie également sur 9 députés indépendants pour compléter sa majorité. Qui dit mieux?
ET QUID DE LA POLITIQUE EXTERIEURE IRLANDAISE , ALORS? La diplomatie de Dublin s’articule autour de quatre axes : les liens avec le Royaume-Uni et les États-Unis, l’engagement européen, les Nations Unies et les relations UE-Afrique. Il convient d’y ajouter une attention particulière à la situation au Proche-Orient, avec un fort tropisme pro-palestinien de la classe politique comme de la population, qui s’est à nouveau illustré depuis le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas. Les liens historiques et géographiques entre l’Irlande et le Royaume-Uni se traduisent par des relations commerciales étroites, un dispositif spécifique en termes de circulation et de droits des citoyens et une implication conjointe dans le dossier nord-irlandais. Si les relations entre l’Irlande et son « voisin le plus proche » connaissent des difficultés depuis le Brexit, la signature en février 2023 du « Cadre de Windsor » a apaisé les tensions. La présence au couronnement de Charles III, le 6 mai 2023, du Président de l’Irlande, du Taoiseach ET de la vice-présidente du Sinn Féin (et Première ministre désignée d’Irlande du Nord, Michelle O’Neill ) a également illustré le rapprochement bilatéral entre les deux pays. Le gouvernement irlandais a accueilli favorablement la victoire des Travaillistes aux élections générales du 4 juillet. En moins d’un an, le Premier ministre , Keir Starmer, s’est rendu en visite à Dublin (7 septembre 2024) et a accueilli trois fois ses homologues irlandais (Simon Harris le 17 juillet et le 6 décembre 2024, Micheál Martin les 5 et 6 mars 2025). A l’occasion de cette dernière rencontre, qualifiée de premier « sommet britanno-irlandais », une déclaration conjointe a été signée pour renforcer la coopération sur les questions de sécurité, d’économie et de culture.
Les liens entre les États-Unis et l’Irlande sont très étroits. Signe de cette proximité, le Premier ministre irlandais est traditionnellement reçu à la Maison Blanche vers le 17 mars, pour la Saint-Patrick (le 12 mars en 2025). Les IDE (investissements directs étrangers) américains représentaient en 2022 , 492 Mds € et 80% du stock total en Irlande, à l’origine de quelques 209 000 emplois directs. L’administration Clinton a joué un rôle crucial dans la conclusion de l’accord du Vendredi Saint en 1998 et les États-Unis restent toujours impliqués au plus haut niveau dans les questions nord-irlandaises. D’origine irlandaise, le Président Biden s’était rendu en Irlande, du 11 au 14 avril 2023. Lors du recensement de 2020, 32 millions d’Américains ont revendiqué une ascendance irlandaise (contre 40 millions 10 ans plus tôt). L’Irlande, qui dispose d’un fort excédent commercial avec les États-Unis, cherche à se prémunir de tout conflit commercial avec Washington et renforce par conséquent son dispositif commercial, diplomatique et consulaire aux Etats-Unis. Elle dispose depuis 2025, en plus de son ambassade, de 8 consulats généraux dont 2 de création récente (Los Angeles et Miami). Simon Harris avait annoncé le 5 février la création de deux groupes consultatifs qui conseilleront le gouvernement sur les questions commerciales et les relations économiques avec les Etats-Unis. Ce qui va se révéler fort utile!
L’Irlande est très attachée au multilatéralisme et au système des Nations-Unies. Elle déploie 516 personnels au sein de sept OMP (opérations extérieures pour le maintien de la paix), essentiellement au Moyen-Orient. Rapportées aux effectifs de l’armée irlandaise (passés sous la barre des 8 000 personnes début 2023), ces contributions dénotent un réel effort et un vif intérêt politique pour les missions de maintien de la paix. L’Irlande occupait en 2021 et 2022 un siège de membre non permanent au sein du CSNU (Conseil de sécurité des Nations Unies) . Dans le cadre du renforcement de sa politique africaine, l’Irlande a ouvert une ambassade à Dakar en janvier 2023. Géographiquement, l’aide au développement irlandaise se concentre sur l’Afrique, les territoires palestiniens et l’Ukraine, et met l’accent sur les thèmes prioritaires suivants : aide aux populations les plus vulnérables, réduction de la pauvreté, égalité des sexes, action climatique et renforcement de la gouvernance. Le budget de l’aide irlandaise s’est élevé à 0,38% de son PIB (c'est à dire, la Production intérieure brute de l'Irlande )en 2023, soit une dépense de 1,47 Md € devenue 2,6 Mds € si l'on inclut l’aide aux réfugiés ukrainiens. L’objectif de l'Irlande est d’atteindre progressivement 0,7% d’ici 2030.
Historiquement neutre sur le plan militaire, l’Irlande consacre un budget modeste à la défense (0,24 % du PIB). Elle s’engage cependant vers un renforcement de ses capacités. Conformément à son régime de dérogation, obtenu suite au rejet du traité de Lisbonne, l’Irlande s’est longtemps montrée réservée vis-à-vis de toute évolution vers une défense commune et la constitution d’une « armée européenne », mais reste engagée dans l’affirmation de la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) comme instrument concret d’action extérieure au profit de la paix et de la sécurité internationale. Par ailleurs, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a entraîné l’annonce, en juillet 2022, d’une augmentation progressive du budget de la Défense de 1,1 à 1,5 Md € d’ici 2028. En 2025, le budget de la Défense atteindra 1,35 Mds € (+120M€ par rapport à 2024). Des soldats irlandais participent à la mission de formation des forces armées ukrainiennes et l’Irlande fournit une aide militaire à l’Ukraine via l’UE, à condition que ses contributions ne servent qu’à l’achat de matériel non létal. Tout en excluant une adhésion à l’OTAN, l’Irlande entretient un partenariat avec cette organisation depuis 1999.
Membre de la Communauté Européenne depuis 1973, l’Irlande est un État membre actif et respecté dans les instances de l’UE. Grande bénéficiaire de son adhésion à l’UE, l’Irlande est l’un des rares pays membres sans parti anti-européen , et l’extrême-droite y est négligeable. Longtemps bénéficiaire net, l’Irlande est aujourd’hui contributeur net (+1,3 Md € en 2023).
et alors, SÉAMUS, cher ami leprechaun, quelle est la situation économique issue de ces politiques qui sembleraient avisées? la chance sourit-elle à l'Irlande et à TOUS ses habitants?
Avec une population de 5 millions d’habitants au total, l’économie irlandaise se caractérise par une forte ouverture internationale (investissements étrangers et exportations) et, partant de là, une dépendance croissante aux activités des multinationales (en majorité américaines) présentes sur son sol : les 950 entreprises américaines implantées en Irlande représentent à elles seules 72% du stock d’investissements directs étrangers (IDE) du pays, 53 % du PIB, 30% des salaires et 14% de l’emploi total. Impressionnant... Les sites manufacturiers irlandais des entreprises américaines de la pharmacie et du dispositif médical contribuent au très important excédent commercial irlandais vis-à-vis des États-Unis. (25% de l’excédent total de l’UE avec les États-Unis). 56% des recettes de l’impôt sur les sociétés proviennent de 10 entreprises, là aussi américaines. La consolidation comptable en Irlande des activités mondiales des multinationales engendre un effet de distorsion majeur sur les principaux indicateurs économiques et financiers, à commencer par le PIB, qui ne constitue pas une mesure adéquate de la situation économique réelle du pays. Ainsi, en dépit du 2ème PIB par habitant le plus élevé de l’UE et d’une économie robuste et assainie après la crise de 2008, le pays continue de faire face à des difficultés structurelles dues à un sous-investissement chronique dans le logement, la santé et les transports publics. Ces difficultés sont à l’origine de nouvelles revendications et d’une évolution progressive vers un modèle économique et social plus protecteur. Enfin, l’Irlande, 2e émetteur de Gaz à "effet de serre" (GES) par habitant de l’UE après le Luxembourg, connaît également des difficultés à enclencher une transition vers un modèle plus durable et autonome sur le plan énergétique (consommation électrique en forte hausse, dépendance du Royaume-Uni pour l’approvisionnement en électricité et en gaz…). Ces dernières années, les multinationales ont été un facteur de résilience de l’économie, notamment grâce à la croissance des exportations des multinationales de la chimie-pharmacie et des services de l’information et de la communication (les sièges européens de Meta, Google, LinkedIn, TikTok et OpenAI se trouvent à Dublin). La « décorrélation » entre le secteur des multinationales et l’économie dite « domestique » engendre toutefois des difficultés à lire la situation économique réelle du pays (évolutions erratiques du PIB, en fonction des activités mondiales des entreprises pharmaceutiques et technologiques) et un sentiment d’économie à deux vitesses. Le PIB irlandais a progressé de 1,2% en 2024, et devrait croître de 1,7 % en 2025 et 2,1% en 2026, confirmant la tendance à la modération observée depuis 2024. L’emploi des multinationales, pour sa part, n’a pas progressé depuis deux ans.
La politique économique et commerciale des États-Unis depuis le 20 janvier 2025 renforce encore les incertitudes, d’autant plus que l’Irlande est particulièrement exposée aux conséquences potentielles de hausses massives de droits de douane ou d’une fuite massive de capitaux américains.
Une affaire à suivre de très près, décidément ...mais, en attendant, tournons - nous à nouveau vers ce qui permet à nos amis irlandais de continuer à rêver et de rester de joyeux drilles , si agréables à croiser!
Voici un CONTE typiquement irlandais, pour vous distraire, une histoire de SEÀMUS le leprechaun.... à partager avec les enfants de moins de 7 ans à plus de 132 ans, autour de vous...
Cette histoire va nous amener, pas à pas, vers la fête de Halloween , dans sa version légendaire, originaire de l'imaginaire irlandais....et, promis, nous vous raconterons le moment venu toute la véritable histoire d'Halloween qui a, en fait, plus de 2000 ans....
"C’était la nuit d’Halloween. Une nuit où en Irlande, les Grands Êtres se retrouvaient depuis les temps anciens, pour effrayer les mauvais esprits qui sortaient ce soir-là.
Comment pouvaient-ils faire peur aux êtres malfaisants, te demandes-tu ? Eh bien, ils dansaient et chantaient en se déguisant, avec des costumes plus effrayants les uns que les autres ! Réunis de la sorte, nombreux, bruyants, et déguisés, ils arrivaient même à se terrifier entre eux ! Ainsi, les Hommes pensaient tenir éloignés les esprits malins, sans doute apeurés eux aussi. Mais cela ne suffisait pas toujours. Les Grands Êtres avaient donc quelques autres techniques pour repousser les êtres maléfiques. Il en existait par exemple une, pour les empêcher de pénétrer dans les maisons, surtout le soir d’Halloween. En effet, le fer froid était réputé comme un imparable repoussant de mauvais sort, de diableries, de mauvaises fées, de sorcières et de fantômes en tout genre, et de tous ces êtres de magie qui peuplaient l’île.
Et en Irlande, du fer froid, il y en avait dans toutes les maisons ! Où ça ? En fait, comme chaque irlandais possédait un cheval, chaque irlandais possédait aussi de nombreux… Fers à cheval ! Du fer froid donc, qu’ils trouvaient facilement, et en quantité. Ils accrochaient les fers à cheval usagés à l’extérieur de leurs maisons, tout comme au-dessus de la cheminée, ainsi qu’à l’extérieur de leurs chambres. Partout par où pouvaient s’introduire les méchants esprits, surtout lorsque les Humains dormaient. Ce soir d’Halloween donc, notre ami Séamus était dans le village de Lisdoonvarna, dans le comté de Clare, à l’ouest de l’île. Lisdoonvarna se trouvait au cœur d’une région que l’on appelait le Burren, une sorte de désert de blocs rocheux unique en Irlande.
Séamus venait y passer la soirée, dans l’un des pubs du village où se produisait Malachy, un musicien qu’il appréciait beaucoup. Bien sûr, personne ne se doutait de la présence du leprechaun, blotti dans une cavité du mur en pierre, près de la cheminée. C’était là où s’installaient Malachy et ses camarades de musique et de chant, autour d’une petite table, non loin du feu de tourbe. Caché derrière eux, dans le mur, Séamus était donc aux premières loges. Malachy venait de Kilkenny, mais s’était installé à Lisdoonvarna il y a des années. Il parait qu’un acolyte musicien du nom de Christy lui avait dit un jour : — Si tu veux de la musique, va dans le comté de Clare !
Il avait donc fait son sac et posé ses valises à Lisdoonvarna. Depuis, il y jouait tous les soirs, dans les nombreux pubs du village. Malachy était connu comme un talentueux joueur de violon ainsi que de bodhrán, un tambourin irlandais. On venait souvent de très loin pour l’écouter se produire dans les pubs. Et Séamus faisait partie de ses admirateurs secrets. Ce soir d’Halloween, le leprechaun était arrivé tôt, avant tout le monde, et avant les musiciens. Il avait vu le patron du pub et sa famille creuser des navets pour les transformer en visages terrifiants, puis y allumer des bougies et les déposer derrière les fenêtres. C’était une autre façon pour les Grands Êtres de tenir les esprits malins à l’extérieur de la bâtisse. Petit à petit, Séamus avait vu la clientèle arriver. Big Paul, avec un bandage ensanglanté autour de la tête, l’épicière en sorcière, le Vieux Cormac avec des cornes de bœufs sur la tête et du crin de cheval accroché au bas du dos. Même Mary, l’institutrice du village, était arrivée le visage recouvert de suie de cheminée qui lui donnait des allures de morte-vivante !
Et comme à cette occasion, tout le monde était déguisé, même la plus étrange des créatures pouvait passer inaperçue ! Ainsi, parmi tous les clients du pub, Séamus avait reconnu le Pooka. Le Pooka vivait habituellement isolé dans les montagnes, loin des habitations, et pouvait prendre différentes formes : chèvre, chien, chat, lièvre ou encore, cheval. Ou, tout ça à la fois ! Il pouvait aussi prendre des apparences humaines, et se tenir debout, à condition de garder au moins un attribut animal. Ce soir-là, le Pooka était présent parmi les humains, paré de grandes cornes de bouc. Le Pooka aimait la nuit d’Halloween, car c’était le seul soir de l’année où il pouvait s’amuser avec les Grands Êtres, et se mélanger à eux sans que personne ne soupçonne sa présence. Car en temps normal, les Grands Êtres se méfiaient de lui. Ils disaient qu’il était tantôt sympathique et aidant, tantôt malfaisant.
La nuit tombée, le pub s’était rempli et déjà les rires retentissaient entre ses murs. Trois des musiciens étaient déjà en place près de la cheminée, mais Séamus ne voyait toujours pas Malachy. Et se faire attendre n’était certainement pas l’habitude du musicien ! Mais, alors que Séamus portait son attention vers la cheminée, il entendit un « bang ! » claqué à l’autre bout de la pièce ! C’était Malachy, qui avait surgi et fait cogner la lourde porte du pub en l’ouvrant précipitamment. L’homme était essoufflé, et affichait un visage marqué par l’effroi.
La clientèle du pub se figea, et les rires stoppèrent net. Aussi surpris qu’apeurés, tous fixaient le musicien, interloqués. Car, en cette nuit d’Halloween, on n’aimait guère ce genre d’entrée en scène. — Les Goblins ! Ils ont volé mes instruments ! La panique s’empara de la pièce, et tous se mirent à hurler. C’est que les Goblins, ici, personne ne voulait les voir ! Séamus les connaissait lui aussi, car ils faisaient partie de son monde, celui des Petits Êtres. Ils n’étaient pas très hauts, une dizaine de centimètres tout au plus, difformes, des oreilles pointues et des visages vraiment méchants. Les Goblins vivaient sous terre, et opéraient en bandes. Comme ils ne pouvaient compter sur leur taille, c’est grâce à leur nombre qu’ils persécutaient les Grands Êtres. Comme beaucoup de créatures des autres mondes, les Goblins agissaient la nuit. Et le soir d’Halloween était l’une de celles où ils sévissaient à répétition pour effrayer les Humains. Le pub était maintenant très agité. Tous voulaient savoir ce qui s’était passé. Le patron du pub questionna alors Malachy : — Comment ont-ils pu s’introduire chez toi ? N’avais-tu pas accroché de fer à cheval à ta demeure ? — Si, mais seulement un, à l’extérieur de la maison, près de la porte. Je pensais que ça suffisait. Cependant, ils sont entrés par la cheminée, je ne les ai pas vus arriver. J’étais assis à la table, ils ont ligoté mes pieds à ceux de la chaise, et sont partis par la fenêtre en ricanant ! Je n’ai rien pu faire ! Ils ont emporté mon violon, et mon précieux bodhrán ! J’y tenais tellement ! L’affolement général du pub reprit de plus belle. Séamus décida d’intervenir. Il grimpa sur la poutre supérieure de la cheminée, et fit tomber un petit pot en porcelaine qui servait d’ornement. Le pot se brisa au sol en mille morceaux, dans un raffut du tonnerre ! Le silence remplaça immédiatement le brouhaha, et toutes les paires d’yeux se tournèrent vers la cheminée. Maintenant que le Petit Être avait obtenu le silence et l’attention qu’il voulait, il s’adressa à la foule : — Oyé ! Oyé ! Humains et autres créatures ici présentes ! N’ayez pas peur ! Je m’appelle Séamus, et comme vous pouvez le constater, je suis un leprechaun. J’ai écouté Malachy raconter ce que les Goblins lui avaient fait, et je veux l’aider à retrouver ses instruments. Malachy fut touché par tant d’attention. — Merci Séamus, c’est fort aimable de ta part. Mais, comment comptes-tu t’y prendre ? — Les Goblins font partie de mon monde, et même si je ne les côtoie pas, je connais un peu leurs habitudes. Et ce soir, je crois savoir où les trouver… Toutefois, je vais avoir besoin d’aide.
— Je t’aiderai ! Je ferai tout ce que tu voudras ! Avec toi, je n’ai pas peur ! Je veux juste retrouver mon violon et mon bodhrán, j’y tiens tellement ! — J’accepte ton aide, Malachy. Mais, sans vouloir t’offenser, ce n’est pas à toi que je pensais. Je vais avoir besoin du renfort de quelqu’un qui est parmi vous. Des chuchotements s’élevèrent, tous se demandant bien lequel parmi eux pouvait être celui que Séamus voulait pour sa mission. — À qui penses-tu donc ? lui demanda alors Malachy. — Au Pooka ! Lui seul saura effrayer les Goblins. — Le Pooka ? Enfin, qu’est-ce que tu racontes ? Il vit dans les montagnes, loin d’ici ! Personne ne sait où il est, et ce n’est certainement pas ce soir que l’un d’entre nous va s’aventurer à aller le déranger ! — Oh ! Mais, personne n’aura besoin de le déranger, puisqu’il est déjà dans cette pièce ! Et Séamus pointa du doigt en direction du Pooka, qui s’était fait plutôt discret depuis l’entrée de Malachy dans le pub. Personne n’avait vraiment fait attention à lui jusqu’à présent. Il est vrai que parmi tous les déguisements, son apparence ne dénotait pas. Mais, lorsque tous comprirent qui il était, des « Oh ! », et des « Ah ! », et des « Han ! » se firent entendre à l’unisson dans la pièce. — Pooka, j’ai besoin de ton aide pour récupérer les instruments de Malachy. Les Goblins savent qui tu es, et auront peur de toi. Alors que moi, seul contre eux tous, ils ne m’écouteront même pas !
Le Pooka accepta sans hésiter la proposition de Séamus. Avant de partir, il se transforma cependant en une autre créature. Il avait maintenant le corps d’un cheval noir, et la tête d’un magnifique bouc argenté. Malachy et Séamus montèrent sur son dos, et tous les trois filèrent dans l’obscurité à travers le Burren. Un Burren enveloppé d’un épais brouillard cette nuit-là, qui ajoutait du mystère aux paysages minéraux qu’ils traversaient. — Où allons-nous ? demanda Malachy. — Un immense dolmen se dresse au cœur du Burren. C’est là où les Goblins des environs se réunissent le soir d’Halloween, avec tout ce qu’ils réussissent à chaparder aux Humains. Le Pooka galopa dans la brume. Ses sabots claquaient sur la roche et résonnaient à travers les étendues calcaires qu’il traversait. Comme il approchait du dolmen, il revint progressivement au pas, de sorte à ce que les Goblins ne l’entendent pas arriver. Dissimulés par le brouillard, Séamus, le Pooka et Malachy purent ainsi observer des centaines de Goblins regroupés au pied du dolmen. Cela ressemblait à une drôle de célébration, sans réelle organisation, avec beaucoup de chamailleries ! — Là-bas ! Mon violon ! Et mon bodhrán ! s’exclama Malachy à voix basse. Séamus s’adressa alors au Pooka : — Maintenant que nous avons repéré les instruments de Malachy, il te suffit de sortir du brouillard au galop. Les Goblins disparaitront sous terre en un quart de seconde ! Ils ont tellement peur de toi ! Ni une, ni deux, le Pooka se précipita vers le dolmen géant, dans un galop qui fit trembler le sol rocailleux des alentours. Malachy et Séamus durent se cramponner fort sur son dos pour ne pas tomber. Les Goblins reconnurent de suite le Pooka, et comme l’avait présagé Séamus, ils se précipitèrent se cacher sous terre ! Malachy descendit du dos de cheval et courut récupérer ses deux instruments. Mais alors qu’il venait d’empoigner le violon, une idée lui traversa l’esprit. Et si les Goblins lui ficelaient à nouveau les pieds ? Et s’ils le faisaient prisonnier pour l’emmener sous terre ? La pensée fit frémir le musicien. Vite, il ramassa son bodhrán, et s’empressa de remonter sur le dos du Pooka, ses instruments sous le bras. Ouf ! Il était sain et sauf ! De retour au pub de Lisdoonvarna, les trois compères retrouvèrent la clientèle et le patron qui les attendaient. Ils étaient bien sûr tous ravis de voir Malachy entrer muni de son violon et de son bodhrán. Le musicien raconta leur aventure en détail, et des « Oh ! », et des « Ah ! », et des « Han!» se firent de nouveau entendre à l’intérieur du pub. Et puis, Malachy prit place près de la cheminée aux côtés de ses compagnons musiciens. Séamus passa sa soirée sur la poutre de la cheminée, et ce soir-là, il n’eut nullement besoin de se cacher pour apprécier les notes qui s’échappaient du violon et du bodhrán de Malachy. Quant au Pooka, on le vit danser avec une sorcière, comparer ses cornes avec celles du Vieux Cormac, et rire à gorge déployée avec une morte-vivante. Dans la chaleur d’un pub d’une nuit d’Halloween à Lisdoonvarna.
FIN
Aurélie Gohaud vit en Irlande depuis 2003 dont elle est tombée amoureuse…Elle écrit des contes pour enfants de moins de 7 ans à 132 ans, basés sur l’imaginaire Irlandais….nous vous en raconterons d’autres, mais surtout, nous vous donnerons les références de ses livres, si vous voulez les ajouter à votre bibliothèque, dans nos prochains envois. Ils sont écrits en français...
Pour conclure notre première rencontre, nous ne résistons pas à l'envie de vous lancer un défi "COTÉ CUISINE"
Alors qu'il fait encore bien froid dehors, il est temps de se préparer pour la St Patrick. Le 17 Mars va vite arriver....et il reste encore beaucoup à faire!
Alors, pourquoi ne pas régaler votre famille et vos amis avec un délicieux GUINESS CHOCOLATE CAKE ?
Voici donc, la recette du fameux gâteau irlandais , le Chocolate Guinness cake!
Liste des ingrédients à rassembler
- 400 g de sucre en poudre
- 275 g de farine
- 230 g de beurre
- 100 g de chocolat noir brisé
- une cannette de Guinness
- 8 c à soupe de crème fraîche
- 2 œufs
- 1 c à soupe de levure
- de la crème chantilly
....et maintenant, lancez vous!
- Prenez une casserole, et faîtes chauffer la bière, le chocolat, le beurre et le sucre.
- Remuez jusqu’à obtenir un ensemble lisse et homogène.
- Coupez alors le feu et laisser refroidir.
- Rajoutez les œufs et la crème fraîche, ainsi que la farine et la levure.
- Remuez pour obtenir un ensemble lisse et sans grumeaux.
- Préchauffez alors votre four à 180°C
- Pendant ce temps, versez la préparation dans des moules à cupcake préalablement beurrés.
- Enfournez et laissez cuire entre 40 et 50 minutes environ.
- Couvrez de chantilly avant de servir tiède!
Nous attendons les photos de vos réalisations, et les moments de joie qu'elles auront occasionnés.... Bon appétit et coeur joyeux !
Message de vos cousines à l'occasion du n°1
Nous sommes très heureuses de vous avoir apportés ce premier moment de détente en alternant poésie, histoire, géographie, quotidien des irlandais, et conte imaginaire, sans oublier notre défi de cuisine, dont nous espérons vraiment des photos. Nous avons hâte de savoir si cela vous a plu et si vous souhaitez continuer à lire les articles ou extraits de livres que nous avons choisis pour vous, avec attention. N'hésitez pas à nous dire ce que vous avez préféré, ce que vous aimeriez que nous développions davantage et aussi, à nous poser des questions. Nous serons ravies d'échanger avec vous, via notre adresse email: partage.savoirs.oneill@gmail.com le prochain envoi est prévu dans 2 mois, mi avril ; si vous ne souhaitez pas le recevoir, dites-le-nous aussi en toute simplicité. Enfin, nous en profitons pour vous dire que le site de l' association, oneill.fr est entrain de faire peau neuve et vous y retrouverez très prochainement, les envois de toutes les activités dont vous recevez des informations, ainsi que l'annuaire familial toujours bien utile! En attendant, notre ami Séamus est chargé de vous apporter à dos de Pooka , toute notre affection. A très bientôt, cousines et cousins! Laurence, Muriel et Alix