"Art" de Yasmina Reza Étudier une pièce de théâtre. La jouer

Ce cours se propose d'étudier une pièce de théâtre contemporaine et d'en inventer une mise en scène. Avec un jeu ponctué de réflexions personnelles des étudiants.

Yasmina Reza

Quelques éléments biographiques

Yasmina Reza (page wikipedia ici) reste très discrète sur sa vie. Un flou volontaire persiste autour de sa date de naissance (entre 1956 et 1964, a priori 1959 selon la page wikipedia). Elle est née de parents juifs cosmopolites : son père, moitié russe moitié iranien, ingénieur des Ponts et Chaussées, se lancera ensuite dans les affaires. Sa mère, hongroise, est violoniste. Elle arrête de jouer à la naissance de sa fille. Yasmina Reza obtient une licence de sociologie et d’étude théâtrale, échoue au Conservatoire, poursuit un temps le projet d’être comédienne en s’inscrivant au cours de Jacques Lecoq, avant de se consacrer pleinement à l’écriture. Celle-ci concerne autant le théâtre que des récits.

Le théâtre de Yasmina Reza

La pièce Conversations après un enterrement, dont l’écriture faisait suite au dépit de ne pas avoir été prise au Conservatoire, est créée en 1987 et vaut à Yasmina Reza le Molière du meilleur auteur. Après le succès critique de cette pièce, Yasmina Reza écrit La Traversée de l’hiver, montée en 1989, et L’Homme du hasard, qu’elle ne parvient pas à faire monter et dont la création aura lieu en 1995, après le succès de « Art ». « Art » marque le triomphe du théâtre de Yasmina Reza en même temps que sa révélation au grand public. Créée en 1994, la pièce reçoit deux Molière : celui de meilleur spectacle privé et celui de meilleur auteur. Elle est alors montée partout dans le monde et traduite dans une vingtaine de langues.

Mais si cette pièce paraît moins renvoyer à la dimension intime qui caractérise les autres pièces de la dramaturge, elle s’inscrit quand même dans un parcours d’écriture visant à la mise au jour des mécanismes indicibles qui règlent les relations affectives. Trois Versions de la vie, en 2000, est créée simultanément à Athènes, Vienne et Londres, puis à Paris. Luc Bondy, qui s’était chargé de la mise en scène à Vienne, participe à la création de Une pièce espagnole en 2004, que Yasmina Reza adapte au cinéma en 2009 sous le titre de Chicas avec entre autres Emmanuelle Seigner et André Dussollier.

S'ensuit en 2007 Le Dieu du carnage, qu'elle met en scène en 2008 avec Isabelle Huppert, André Marcon, Valérie Bonneton et Éric Elmosnino. La pièce sera adapté au cinéma par Roman Polanski sous le titre Carnage en 2011 (César de la meilleure adaptation). La même année paraît Comment vous racontez la partie, montée l'année suivante, puis Bella Figura (2015), Anne-Marie la Beauté (2020) et dernièrement James Brown mettait des bigoudis, monté au Théâtre de la Colline en 2023.

Romans, scène, essais et cinéma

L’œuvre de Yasmina Reza ne se cantonne pas au théâtre. Elle publie en 1997 Hammerklavier, un recueil de récits autobiographiques, puis, en 1999, Une désolation, un premier roman qui se vend à plus de cent mille exemplaires. Suit un second roman en 2003, Adam Haderberg (rebaptisé ensuite Hommes qui ne savent pas être aimés en 2009), puis Dans la luge d'Arthur Schopenhauer (2005), Heureux les heureux (2013), Babylone (2016, Prix Renaudot) et Serge (2021).

On peut aussi évoquer Nulle Part (2005), à dimension autobiographique, et Récits de certains faits (2024), recueil de chroniques judiciaires. Ou encore L'Aube le soir ou la nuit (2007), essai qui retrace la campagne électorale de Nicolas Sarkozy qu'elle a suivi à partir de l'automne 2006.

Elle participe à des projets cinématographiques de son compagnon, Didier Martiny, en tant qu’actrice et co-scénariste dans Jusqu'à la nuit (1985, avec Pierre Arditi et Patrice Kerbrat) et Á demain (1992), et en tant que scénariste dans Le Pique-nique de Lulu Kreutz en 2000.

Elle fait en parallèle différentes apparitions en tant que comédienne, aussi bien dans des mises en scène de ses propres pièces, comme dans Trois Versions de la vie (2000) montée par Patrice Kerbrat, ou dans des films comme Loin (2001) d’André Téchiné.

Prix et récompenses

Molière
  • 1987: Molière de l'auteur pour Conversations après un enterrement
  • 1995 : Molière de l'auteur pour « Art »
Tony Award
  • 1998: Tony Award de la meilleure pièce pour « Art »
  • 2009 : Tony Award de la meilleure pièce pour Le Dieu du carnage (God of Carnage)
Laurence Olivier Award de la meilleure comédie (Laurence Olivier Award for Best New Comedy) :
  • 1997 : « Art »
  • 2009 : Le Dieu du carnage (God of Carnage)
Prix de l'Académie française
  • 1997: Prix de la nouvelle de l'Académie Française pour Hammerklavier
  • 2000 : Grand prix du théâtre de l’Académie française
Autres Prix
  • 2007 : Grand prix de littérature Henri-Gal pour l'ensemble de son œuvre
  • 2010 : ACE Award de la meilleure pièce (pièce en langue espagnole)
  • César 2012 : César de la meilleure adaptation pour Carnage
  • 2013 : Prix littéraire du Monde (catégorie roman français) pour Heureux les heureux
  • 2013 : Prix Marie-Claire du roman féminin
  • 2016 : Prix Renaudot pour Babylone
  • 2020 : Prix Jonathan-Swift (humour et satire)
  • 2024 : Prix mondial Cino-Del-Duca

MISES EN SCENE ET COMEDIENS

« Art » a été créée le 28 octobre 1994 à la Comédie des Champs-Élysées, à Paris, dans une mise en scène de Patrice Kerbrat. Ce metteur en scène, ancien sociétaire de la comédie française, avait déjà participé à la création des deux pièces antérieures de Yasmina Reza : Conversations après un enterrement, en janvier 1987 au théâtre Paris-Villette, et La Traversée de l’hiver, en octobre 1989, au théâtre d’Orléans. Il a donc, lorsqu’il entreprend de monter « Art », une grande expérience de collaboration avec la dramaturge.

Les rôles ont été alors distribués à trois comédiens connus pour des interprétations aussi bien sur scène qu’au cinéma. Serge était interprété par Fabrice Luchini, Marc par Pierre Vaneck et Yvan par Pierre Arditi. Pierre Vaneck avait déjà collaboré à La Traversée de l’hiver, y interprétant le rôle majeur de Avner. « Art » répond à une demande directe du comédien à Yasmina Reza dont il est proche de lui écrire une pièce. Pierre Arditi et Fabrice Luchini sont alors des comédiens réputés, icônes de réalisateurs associés à la Nouvelle Vague du cinéma français qui émergea dans les années 1960 et 1970 : Pierre Arditi tourne avec Alain Resnais et Fabrice Luchini avec Éric Rohmer.

Après cette première mise en scène à partir de laquelle a été réalisée la version filmée, d’autres comédiens ont interprété les différents rôles lors de la tournée de la pièce et de ses reprises par Patrice Kerbrat. Jean-Louis Trintignant joue le rôle de Serge dans la tournée de 1994, puis celui d’Yvan dans la reprise de 1998, Michel Blanc celui d’Yvan en 1995 et Jean Rochefort celui de Serge en 1998. Depuis sa création à Paris, la pièce a été jouée dans le monde entier : Berlin (1995), Londres (1996), Moscou (1997), Madrid (1998), New York (1998) entre autres.

Patrice Kerbrat en propose une nouvelle version, avec une nouvelle distribution, quelques vingt ans plus tard, avec Charles Berling dans le rôle de Marc, Alain Fromager dans celui de Serge et Jean-Pierre Darroussin dans celui d'Yvan.

À partir de la saison 2024-2025, la pièce est proposée par un nouveau metteur en scène (et comédien): François Morel. La distribution se fait entre anciens de la troupe des Deschiens (fondée par Jérôme Deschamps et Macha Makaeïeff): François Morel dans le rôle de Marc, Olivier Broche dans celui de Serge et Olivier Saladin dans celui d'Yvan.

INSCRIPTION DANS UN CONTEXTE LITTERAIRE

L’œuvre de Yasmina Reza ne s’inscrit pas nettement dans une filiation ou une tradition dramaturgique. Ses pièces, mais aussi ses textes non dramatiques adaptés pour la scène, ont pu être rapprochés d’une pratique récente du théâtre français tournant autour des « quasi-monologues », selon l’expression d’Anne Ubersfeld. En cela, son théâtre se rapprocherait de celui de Bernard-Marie Koltès (1948-1989), ou de certaines pièces de Jean-Luc Lagarce (1957-1995).

La fonction du monologue est ici d’imposer une lourde charge au personnage silencieux qui reçoit le monologue. Dans « Art », le procédé du monologue est relativement aménagé par rapport à ce modèle. Néanmoins, ce souci du monologue et du jeu scénique qu’il est susceptible de produire est bien un objet d’exploration commun à ce théâtre.

En outre, par les thèmes qu’elle aborde et par la manière dont elle les traite, l’écriture de Yasmina Reza a pu être rapprochée de celle du nouvelliste autrichien Arthur Schnitzler (1862-1921). L’on retrouve ainsi, par exemple, l’atmosphère d’une nouvelle comme Mademoiselle Else dans La Traversée de l’hiver : les fils du désir, de la pesanteur de l’attente et du fantasme s’y mêlent dans un cadre très similaire de séjour de vacances à la montagne.

Concernant « Art », une filiation ou du moins une parenté est, semble-t-il, décelable : il s’agit de Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute (1900-1999), pièce radiophonique au départ (1981), puis publiée (1982), qui en 1987 vaut à celle-ci une nomination comme meilleur auteur aux Molière, récompense accordée à Yasmina Réza pour Conversations après un enterrement.

La parenté entre « Art » et Pour un oui ou pour un non porte sur la manière dont le couple constitué par Serge et Marc se déchire, et sur la mise au jour méticuleuse des rapports de forces et intérêts sous-jacents à la relation par les protagonistes eux-mêmes. Le passage où Serge analyse ce que contient le geste de Paula de chasser la fumée de cigarette (p. 236 à 238) s’apparente à la « sous-conversation » de Nathalie Sarraute, c’est-à-dire tout cette espace de signification contenu en-deçà des mots, volontairement non verbalisé, et que l’exploration par le dialogue amène au langage. En outre, l’usage du terme de « soupçon » par Serge juste avant ce moment des explications (p. 234) pourrait corroborer cette parenté, puisque ce terme est directement lié à l’esthétique développée par Nathalie Sarraute autour de la « sous-conversation » dans son recueil d’articles L’Ère du soupçon

Quelques repères sur l’art contemporain

Avec la présence physique de l’Antrios sur scène, la question de l’art, et plus précisément de l’art contemporain, se révèle incontournable pour saisir les différents enjeux autour desquels se construisent les antagonismes dans cette pièce. Ainsi, l’œuvre d’art, et sa figuration symbolique à travers l’Antrios, sont à appréhender dans le contexte de la création plastique du XXe siècle et dans les débats esthétiques que celle-ci a engendrés.

L’Antrios apparaît clairement comme une toile non figurative, par opposition aux toiles de Marc et, certainement, d’Yvan. Elle relève d’une forme de prolongement de l’abstraction à travers son statut de monochrome. Mais ce monochrome blanc réclame un discours sur lui-même pour être compris et apprécié, à défaut de pouvoir revendiquer une immédiate jouissance visuelle de la part du spectateur. Il glisse donc ainsi vers la démarche de l’art conceptuel.

FIGURATIF, ABSTRAIT ET CONCEPTUEL

Comprendre l’art contemporain, ou plutôt l’art contemporain tel qu’il est présenté dans « Art », réclame une exploration de la peinture moderne, c’est-à-dire post-impressionniste. Le mouvement qui s’effectue au XXe siècle est celui d’un glissement du figuratif à l’abstrait, ce dernier débouchant sur un art dit conceptuel. Très schématiquement, la représentation passe de la figuration où un objet est représenté dans un cadre, à l’abstraction, où cet objet se retire du lieu de représentation, de la toile, pour n’y laisser que des formes et des couleurs, pour enfin aboutir au conceptuel, où l’accent est mis sur la démarche du spectateur en interrogeant le cadre lui-même de la représentation, soit en l’ôtant complètement (les ready-made de Marcel Duchamp) soit en l’altérant (les toiles déchirées de Fontana).

Le règne de la figuration sur une toile d’un objet concret, référencé, est mis à mal dans la période qui précède la Première Guerre mondiale. L’abstraction commence à apparaître à travers certains mouvements comme le cubisme (Pablo Picasso, Georges Braque, Fernand Léger), celui des fauves (Henri Matisse, André Derain), ou les démarches d’artistes comme Marcel Duchamp, Gustav Klimt ou Vassily Kandinsky. Le sujet se retire de la toile pour ne plus y laisser que formes et couleurs.

L’art non figuratif s’épanouit pleinement après la Première Guerre mondiale. Le surréalisme, regroupant dans les années 1920 Salvador Dali, Juan Miro, ou encore Max Ernst, en constitue par exemple un aspect qui laisse encore parfois part à la figuration. L’abstraction proprement dite prend alors différents aspects à travers d’abord l’abstraction géométrique (Vassily Kandinsky, Paul Klee, Piet Mondrian) dans l’entre-deux guerres, puis l’abstraction lyrique, mouvement essentiellement américain qui acquiert une visibilité au lendemain de la Seconde Guerre mondiale à travers notamment l’Action painting (peinture gestuelle) de Jackson Pollock, ou le Color field painting (abstraction chromatique) de Mark Rothko. Les toiles deviennent des ensembles de figures géométriques, des lieux d’entrelacs de lignes et de courbes semble-t-il aléatoires, ou de grands aplats de couleurs.

Cette abstraction pure qui paraît se défaire également de la composition se prolonge dans les années 1960 à travers un art dit « minimal », puis « conceptuel ». Ces mouvements visent la disparition de l’objet d’art comme centre de la relation esthétique. Pour Robert Morris, « L’objet n’est plus qu’un des termes de la relation qui met en présence l’objet lui-même, l’espace dans lequel il se trouve, la lumière qui l’éclaire, et la situation du spectateur qui y est confronté ». Ainsi, le rapport au spectateur devient purement intellectuel.

LE MONOCHROME

Le monochrome, au sein de ce paysage, apparaît une forme de transition entre l’abstraction et le conceptuel, malgré les distinctions que Serge tente d’instaurer (p. 242). Cette forme d’art ne constitue pas un mouvement, ou une école, mais plutôt un ensemble de tentatives d’artistes tout au long du siècle. Cette histoire du monochrome doit être combinée aux usages du blanc dans la peinture abstraite pour cerner le champ visé par la pièce.

Dès 1917, Casimir Malevitch crée une toile intitulé Carré blanc sur fond blanc qui mêle monochrome et abstraction géométrique. Cette toile constitue une icône de la peinture du siècle et entre à ce titre en résonance avec l’Antrios de la pièce. Yves Klein, avec la mise au point et la présentation en 1958 du pigment du bleu qui porte son nom (IKB, pour International Klein Blue), constitue pleinement ce que l’on nomme le monochrome, peignant entièrement ses toiles de ce bleu.

Ces deux grandes figures tutélaires de l’art abstrait sont à combiner avec d’autres références en lien plus direct avec l’Antrios de la pièce. Ainsi, des artistes comme Robert Ryman ou Martin Barré ont proposé une œuvre qui s’apparente à celle, de fiction, d’Antrios tel qu’il est présenté dans la pièce. Robert Ryman, dès la fin des années 1950, peint des monochromes blancs, comme d’autres à l’époque (Antoni Tàpies), mais en s’attachant aux matériaux dont ses œuvres sont composées et en prolongeant la recherche autour de ces blancs, créant des effets de matière et de nuance. Il réfléchit également sur les limites de la toile, jouant sur les surfaces mêmes sur lesquelles elle doit reposer. Cela rappelle d’une part la polémique autour des couleurs de l’Antrios dans la pièce et d’autre part la question du cadre de la toile, « confectionné par l’artiste » avec du kraft, car le tableau « ne doit pas être arrêté », et être pris dans un « entourage » (p. 216). Rappelons qu’une rétrospective a été consacrée aux œuvres de Ryman en 1981 au musée Georges Pompidou à Paris et qu’une autre avait eu lieu à New York au Museum of Modern Art en 1993, soit un an avant la première représentation de « Art ». En France, Martin Barré, décédé en 1993, a produit une œuvre proche de celle de Ryman. Travaillant sur le blanc comme fond sur lequel les compositions de couleurs sont sans cesse remaniées, il produit des œuvres dont l’aspect et le rayonnement ont pu directement inspirer la figure de l’Antrios dans « Art ».

Découpage de la pièce

Il n’y a ni actes ni scènes dans cette pièce. Toutefois un découpage en séquences est opéré par la présence d’astérisques qui manifestent à la lecture un changement de lieu ou un recentrement sur les pensées d’un des personnages. Les regroupements de séquences s’effectuent sur fond d’unité de situation (découverte de la toile, visites d’Yvan, réflexions des personnages, attente d’Yvan, les différents moments du conflit, et la résolution de ce dernier) et/ou de symétrie de structure (alternance entre dialogues et monologues pour les premier et quatrième ensemble, dialogues autour d’Yvan pour le second, monologues dissociés pour le troisième, longue séquence dialoguée pour les cinquième, sixième et septième, monologues rassemblés pour le huitième).

Pour chacune des séquences suivantes, il s'agira de proposer un titre, d'effectuer un résumé ainsi que de produire des analyses à partir des perspectives posées.

SÉQUENCES 1 à 6

  • Le rythme et l'usage des séquences
  • Des présentations croisées
  • L'opposition de jugements

SÉQUENCES 7 à 9

  • La présentation d'Yvan
  • Le dialogue indirect: Yvan comme intermédiaire
  • Montrer et raconter
  • Des détails signifiants
  • Les significations du rire

SÉQUENCES 10 à 12

  • Structure des trois monologues
  • Des séquences de transition

SÉQUENCES 13 à 15

  • Répétitions et symétries
  • Un affrontement qui n'a pas lieu
  • La fonction dramatique de l'attente

La longue séquence 16 et la séquence 17

La grande séquence 16 qui réunit les trois protagonistes constitue plus de la moitié de la totalité de la pièce. Elle peut elle-même être divisée en fonction de la nature des affrontements qui s’y déroulent en trois sous-ensembles.

Les consignes sont les mêmes (titre, résumé, analyses) mais pour les parties de cette séquence.

SÉQUENCE 16 - PREMIERE PARTIE

Du début jusqu'à "un léger temps"

  • Un nouveau type de monologue
  • La lâcheté d'Yvan
  • Trahison châtiée et affrontement indirect

SÉQUENCE 16 - DEUXIÈME PARTIE

De "Bravo" jusqu'à "un petit silence"

  • La dynamique des entrées et des sorties
  • L’affrontement direct
  • La parole de l’analyste

SÉQUENCE 16 - TROISIÈME PARTIE

De "Pourquoi tu ne m'as pas dit tout de suite ce que tu pensais de Paula?" à la fin de la séquence.

  • Anatomie d’une amitié
  • L’intermédiaire devenu cible commune
  • La démesure

LA SÉQUENCE 17

  • Trois monologues en une seule séquence
  • Une refonte problématique
  • L’œuvre ouverte

ACTIVITÉS

ACTIVITÉ 1: LES ENJEUX DE LA PIÈCE

Par binômes, vous proposerez une analyse, sous la forme d'une présentation orale, d'un des enjeux suivants de la pièce (certaines pourront faire l'objet d'un cours de ma part à la place)

  • Une structure en aparté
  • Espace et temps dans "Art"
  • Un trio désacordé
  • La circulation de la parole
  • Désordre physiques et psychiques
  • Regards sur l'objet d'art
  • Les symboliques de la toile blanche
  • Drame ou comédie ?

ACTIVITÉ 2: JOUER LA PIÈCE

Une activité de mise en scène de la pièce qui passe par la mise en bouche du texte, la répartition des rôles et une réflexion sur la circulation de la parole, cette fois entre les différents étudiants qui incarneront les personnages.

ACTIVITÉ 3: AJOUTER À LA PIÈCE

Chaque étudiant choisira un moment dans la pièce propice au déploiement d'un propos personnel au sujet d'un enjeu de la pièce, qu'il s'agisse de la vision de l'art ou des relations d'amitié par exemple. L'idée est de proposer de courts textes de réflexion personnel susceptibles de ponctuer la mise en scène.

CRÉÉ PAR
Aurélien Pigeat