Ame BLARY
Né en 1996 et basé à Montpellier, Ame Blary est un artiste photographe queer dont l’œuvre se construit à la croisée du politique et de l’intime. Ancien éducateur spécialisé, formé au travail social et à la santé sexuelle, il fait de la photographie un espace de résistance, de soin et de visibilité pour les identités et les corps minorisés. Queer et militant, il revendique une pratique artistique viscérale, où le corps devient un territoire : traversé par les luttes, marqué par la fatigue, la métamorphose, mais aussi porteur de joie, de désir et de mémoire. L’orange, couleur signature de son travail, incarne cette vitalité queer, un éclat qui traverse ses images comme affirmation de singularité, de révolte et de liberté.
Sa démarche est à la fois documentaire, poétique et performative : déconstruire les normes, donner à voir ce qui est invisibilisé, honorer les parcours de vie et créer des récits où la vulnérabilité se fait force collective. Ame Blary photographie pour traduire, pour représenter, pour militer, mais aussi pour inventer des langages visuels qui ouvrent des espaces d’émancipation. À travers ses photographies, Ame Blary ouvre des brèches : des espaces où les corps queer deviennent visibles, désirants, fatigués, flamboyants, et où chaque image devient un geste politique autant qu’un poème.
QUEER LOVE
Queer Love est une immersion photographique au cœur des amours plurielles, une exploration débutée en 2022 qui cherche à capturer l'authenticité des relations humaines au-delà des cadres conventionnels. À travers ce travail, l'objectif est d'entrer progressivement dans l'intimité des individus pour en dévoiler les histoires singulières et les liens profonds. Le projet s'attache à mettre en lumière des dynamiques relationnelles qui transcendent les normes cis-hétéronormées et les attentes traditionnelles de la société. Qu'il s'agisse de couples, de relations multiples, de liens fluides ou fixés, chaque image devient une invitation à déconstruire les préjugés et à célébrer la liberté d'explorer l'amour et la sexualité de manière authentique. Queer Love n'est pas seulement un travail artistique, c'est un hommage à la diversité des relations humaines qu'elles soient sexuelles ou platoniques et à l'importance vitale de l'acceptation de soi. C’est un appel à une prise de conscience collective, soulignant la nécessité de bâtir un monde plus inclusif où chaque individu peut vivre et aimer librement, dans toute sa richesse et sa beauté radicale.
Ici, le portrait n’est pas une capture, mais une collaboration.
ENTRACTE
Installation et projection photographiques
« L’Entracte » est une installation immersive conçue comme une hétérotopie : un espace réel qui héberge un imaginaire, une parenthèse de douceur isolée dans la rigueur d’un environnement vaste et fonctionnel. Il est crucial de préciser que les visuels projetés au sein de « L’Entracte » ne sont pas des images génériques. Ils sont le prolongement direct de mon projet photographique. En donnant vie et mouvement à ces photographies via la projection, je cherche à brouiller les pistes entre l’instant figé et la durée. Ce dialogue avec l’image fixe permet de renforcer la dimension narrative de l’installation, faisant du tissu une page où s’écrit une histoire visuelle singulière et intime. Au-delà de sa dimension plastique, « L’Entracte » répond à une nécessité viscérale de notre époque : celle de se soustraire au flux incessant. Alors que nos vies et nos événements sont saturés de bruit, d’informations et de stimuli visuels épuisants, cette installation agit comme un filtre acoustique et mental. C’est une recherche délibérée de silence et de répit. En pénétrant dans ce volume feutré, le visiteur n’entre pas seulement dans une œuvre, il s’offre une trêve, un moment de vide constructif nécessaire pour assimiler le brouhaha du monde extérieur et retrouver une intériorité préservée. « L’Entracte » ne se regarde pas seulement, il s’habite. En s’asseyant sur les draps, le spectateur quitte le statut de simple observateur pour devenir l’habitant d’un lieu éphémère. C’est une invitation à se déconnecter du flux extérieur pour se reconnecter à une temporalité lente, celle du repos, de la contemplation et du partage silencieux. L’œuvre interroge notre besoin de recréer des poches d’intimité dans des espaces publics de plus en plus vastes et impersonnels.
Le cris des corps
Projet photographiques, 2025-2026
COMMANDES
Emilie Cosmic, single «Quelques fleurs»
Emilie Cosmic pour son single « Kilomètre».
Les expositions
Crédits :
@Ame blary @takemyqueerness