Ci-dessus : la côte espagnole depuis le cap Malabata.
Pour la 66e fois au Maroc…
Nous voici enfin parties ! Après le changement de dernière minute grâce à Catherine, (l'on ne le répétera jamais assez) ! Ce quatuor qui a pris l'habitude d'être le premier voyage au Maroc de l'année, sera le 2ème puisqu’en remplacement, avec Claude nous avons visité le du Sud du Sud, au soleil et au chaud l'opposé de ce qui régnait dans le Nord à cette époque : pluies discontinues générant de monstrueuses et dangereuses inondations. Mais la résilience du peuple marocain est sans limite, transformant l'adversité en prospérité. L'eau source de vie, va redonner à ces régions, des couleurs, surtout du vert, des fleurs, des céréales, des barrages quasi débordants, ce qui faisait cruellement défaut depuis tant d'années.
07:50, départ de la maison pour la gare de Neuchâtel, d’habitude assez tôt pour le train de 08:18, mais ce jour rien n’est normal… toutes les routes sont encombrées, certainement encore un accident dans les tunnels sous la ville. Après 2-3 hésitations et demi-tour, les minutes s'égrènent à une allure infernale ! 08:12 la gare est en vue, je m’éjecte de la voiture - cours Dominique, cours - laissant à Claude le soin de suivre avec ma valise, merci merci, cela me laissait le temps d’éventuellement d’amadouer le contrôleur. Le train déjà en gare, c’est juste juste. Catherine m’attend comme convenu au wagon-restaurant, ouf ! Quelle frayeur. Ce wagon est bizarrement vide, cette relation, la seule directe du matin de Neuchâtel à Genève-aéroport, n’effectue pas de service de boisson ni restauration et, explique le contrôleur, il n’est pas possible de désolidariser le wagon du reste de la rame ! Que font les CFF ? Ce n’est pas fini… Evy, que nous devons retrouver à Yverdon s’est trompée de train ! Si, si ! Finalement elle réussira à rejoindre Valentine à Morges, le quatuor enfin au complet, c’était déjà toute une aventure !
Le parcours habituel dès la sortie du train, scanner nos bagages, les envoyer sur le tapis, passer acheter nos breuvages, Campari et Martini pour les apéritifs à venir et… attendre !
En vol : Evy est bien seule à son hublot, il y a plus de 40 places de libres. Comme l’on ne déroge pas à nos habitudes, vin blanc pour les unes et Prosecco pour les autres, l’on ne voit pas le temps passer, nous voici déjà arrivées.
La nouvelle liaison Genève > Tanja, tombe à pic. Un aéroport où je n'ai jamais atterri, déjà une nouveauté !
Un détour chez Hertz et nous voilà en route pour notre première étape avec une Fiat Doblo, grands coffre et habitacle.
Parcours complet de cette 66ème édition > environ 510 km sans les détours impromptus.
Le parcours du jour, 59,9 km, 10 de plus que prévu.
Notre première occupation sitôt sortie du parking de l’aéroport est d’arriver au prochain Carrefour… non pas de la route mais du magasin, réserve de vin et différents articles de première nécessité oblige !
Une grande côte en traversant Tanja et l’on se retrouve avec un intrus à roulettes sur “ le porte-bagage “, d’abord très concentré puis souriant et sympathique. Il nous a quitté en haut de la rue puis s’est lancé dans la descente, sans nous attendre, quel ingrat ;-) !
Couchant et levant en surplomb du Détroit de Gibraltar pour une contemplation de l’océan au cap Malabata…
Pour compléter les boissons de fin de journée…
Et il ne nous restera plus que quelques 30 km d’une route pittoresque et tourmentée afin d'arriver à Ksar as Sghir (petit château), terme de cette 1ère journée. Entrecoupé d’un court arrêt dans une gargote afin de nous faire presser 1,5 L de jus d’oranges, ingrédient indispensable à notre fameux breuvage.
Carine adoooooore les phares...
Et il y en aura quelques uns dont certains vus ensemble lors de notre voyage de novembre 2025, exclusivement consacré aux phares.
Documentation de référence : Les Phares du Maroc, publication technique et de mémoire, éditée en 2014 pour les 150 ans de la mise en service du 1er phare marocain, celui du Cap Spartel, par les services du Ministère de l’Équipement du Transport et de la Logistique.
Celui-ci fait partie de la façade du Détroit de Gibraltar, transition entre l'océan Atlantique et les mers d'Alboran et Méditérrannée, qui s'étend sur 60 km de Sebta (Ceuta) au Cap Spartel (Tanja). Il y en a 4 en tout, le prochain demain, les deux derniers de cette façade du Détroit, pour la fin du voyage.
Cap Malabata
Phare d'atterrissage, mis en service en 1924 / Tour de maçonnerie lisse / 76 m hauteur mer et 15 m hauteur sol / À 16 km à l'Ouest de Tanja / Type de fanal, Horizon / 1 éclat chaque 5 secondes / Portée 20 Milles Nautique (soit 37.040 km, 1 Mille valant 1.852 km) / Énergie par secteur / Commande automatique. Jusqu'à ce jour ne se visite pas. Vu en rénovation en novembre 2025. Le gardien m’a certifié qu’il serait visitable l’année prochaine… incha Allah !!
Crédits :
©dominique@docker.ch