Ville apaisÉe UN ESPACE PARTAGÉ POUR UNE VILLE APAISÉE

En études depuis plusieurs mois déjà, le projet d’une ville apaisée prend forme en septembre 2021 avec le passage à 30km/h sur toute la ville. Cette réduction de vitesse permet d’ouvrir un espace partagé sur la chaussée avec plus d’harmonie et de respect entre automobilistes, cyclistes et piétons. En parallèle, l’ébauche du plan vélo communal se précise. Celui-ci est divisé en deux phases : la première est l’application d’un marquage au sol délimitant des bandes cyclables sur la commune et la deuxième est la création d’une piste relayant les quartiers sud et nord.

Brunoy ville 30

Longtemps façonné par ou pour la voiture, l’espace public s’est adapté aux différents besoins liés à la circulation automobile : largeur des voiries, vitesse des voitures, places réservées au stationnement des véhicules, etc.

Aujourd’hui, notre espace urbain doit non seulement faciliter les déplacements mais aussi la promenade, la découverte, la détente et la convivialité. C’est pourquoi la ville apaisée doit permettre à tous, piétons, cyclistes, enfants, personnes âgées ou à mobilité réduite, de se déplacer et de partager la ville.

C’est dans cette vision à long terme et avec une véritable stratégie globale de développement du territoire que la municipalité à fait le choix du passage à 30 km/h sur toute la ville (à l’exception de l’avenue du Général Leclerc et de la RD94 qui restent à 50km/h compte tenue du statut de voirie départementale). Un engagement essentiel pour favoriser le partage de l’espace.

« Il ne faut pas s’inquiéter de la réduction de la vitesse », précise Bruno Gallier, Maire de Brunoy. « Le passage à 30 km/h présente de nombreux avantages : moins de bruit, moins de pollution et aussi plus de sécurité. S’il ne fallait retenir qu’un seul chiffre, c’est celui de la gravité d’accident. En effet, un piéton à 95% de chances de survivre lors d’un choc à 30km/h, 53% à 50 km/h et seulement 20% à 60km/h. »

Ce principe de ville 30 a également un autre objectif. « C’est l’un des outils du plan de déplacement doux sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois », explique Bruno Gallier.

« Comme il est impossible d’aménager des pistes cyclables partout, la solution c’est le partage de la rue. Et le cycliste peut être en sécurité sur la chaussée si l’automobiliste réduit sa vitesse. »

Par conséquent et dans la continuité du développement du territoire, un plan vélo communal a été mis en place sur la commune mais également sur celles de la communauté d’agglomération.

Plan vélo communal

Après 2 ans d’étude en lien avec les 9 villes du territoire et en concertation avec les associations locales concernées et le conseil de développement du Val d’Yerres-Val de Seine, le schéma intercommunal des circulations douces a été adopté par les élus communautaires en octobre 2022. L’objectif ? Connecter le territoire tout en développant une véritable « culture du vélo ».

Conscient des enjeux de la transition écologique, l’agglomération travaille avec les 9 villes qui la composent pour proposer des solutions de mobilité plus durables. Par lesquelles, le développement d’un plan vélo global. À terme, ce schéma communautaire des liaisons douces reliera l’ensemble des villes et des réseaux structurants à travers plus de 110km de voies cyclables. Cette continuité cyclable permettra d’encourager l’utilisation du vélo, plus seulement comme un mode de déplacement « loisirs », mais comme une véritable alternative à la voiture. Le maillage communautaire d’appui sur les plans vélos communaux que chaque ville mène en identifiant les sections cyclables qui ont un intérêt communautaire.

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Créé à partir d’une image de : seekeaw - "Bicycle lane in the park, cycling, Park cycle bike"