« Il y a des histoires qui naissent en silence, et d'autres qui naissent en criant. Moi, j'ai choisi de les faire vivre en images et en sons. »Elvis Nicaise BADO
Hi, bienvenue dans mon monde. J'ai toujours aimé les histoires, comment elles sont créées et comment elles sont racontées, comment elles émerveillent. Mon envie de faire du cinéma est née de cette envie de raconter des histoires propres à moi qui pourraient émouvoir le monde. C'est ici que commence l'aventure. Bienvenue dans mon histoire.
« Raam Yelboundi », un film de Kader DANEMA et d’Elvis BADO.
C’est là que tout a commencé. C’est mon tout premier film en tant qu'ingénieur du son et scénariste. Le scénario de ce film est né du besoin de valoriser une boisson locale de chez moi, très prisée par ma communauté. Quoi de mieux que de montrer ce qui est devenu un symbole vivant de ma culture ? Ainsi, a été réalisé un documentaire de 13 minutes sur le dolo, une boisson à base de mil, préparée en trois jours avec minutie.
« Le Chaos », un film de Kader Danema.
Tout le monde, un jour ou l'autre, a déjà été victime d'un malentendu, qui plonge souvent dans le chaos. Le chaos existentiel, doublé de la crainte de sa finitude ou de l'infliger, est toujours imminent, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Ainsi, elle y a été plongée après, par jalousie due à un malentendu, poussant son copain, qui s'est brisé la nuque. Le déterminisme et l'existentialisme s'affrontent. J'y étais le perchman.
« Apparences », de Nignan Batien
C'est un film d'école où j'étais chargé de la prise de son. On dit que vivre, c'est porter un masque. L'enveloppe charnelle est un masque qui cache l'âme. L'âme et l'esprit sont en éternel conflit. L'âme est pure, et l'esprit tend à vouloir, à désirer. L'esprit influence le corps. L'esprit est versatile. Peut-on changer l'esprit d'un être s'il est corrompu ? L'âme n'est-elle pas le cœur de l'esprit ? La vie est un masque que la mort démasque. La confiance est un masque que la trahison brise. Ce film décrit bien cette notion. L'amour dans cette famille a fait place à la méfiance et au regret. Un mari aimant s'est fait convertir ; il est devenu l'incarnation d'un idéal terroriste, au grand dam de sa famille. Comment trouver, dans cet environnement, sa catharsis ?
«Where's the Daylight ? », de Gaston Bonkoungou.
Il y a des moments où l'isolement exprime en réalité un désir profond d'être entouré. On dit qu'une seule personne nous manque, et tout nous semble vide de sens. Mais comment trouver ce sens à son existence, cette lumière qui guide le chemin ? Where's the Daylight ? J'ai participé au mixage de ce film.
« Douleurs Muettes », de Nafiisah Nikiema
Il existe des moments où la dignité humaine est bafouée, où son point de vue n'est guère pris en compte. Mariam est victime du poids de la tradition. Elle a été donnée en mariage de force à un homme qu'elle n'aime pas, et se sent trahie par ses propres géniteurs. J'ai participé à la création de cette œuvre en étant perchman lors du tournage et en assurant le Sound Design après le tournage. Ce thème m'a profondément touché. Tout le monde a droit à la liberté de choix.
« Le Grand Calao », de Zoé Cauwet
Un film dans lequel j’étais Assistant Son. Que serait la vie sans le divertissement ? Fade. C’est le divertissement qui nourrit l’espérance du lendemain. « Le Grand Calao », c’est l’histoire d’un groupe de femmes qui organise une sortie, décidant de passer une journée particulière ensemble. Une sortie longtemps attendue, un moment de découverte et de pause au milieu du tumulte du monde et de leurs vies.
« Brisée », de Abdéel Compaoré.
Ce film a remporté le premier prix au FESPACO 2025, dans la catégorie film d’école. Brisée, tel un miroir qui défigure, raconte l’histoire d’un couple jadis heureux, désormais déchiré par les élans violents du mari. Apeurée, la femme tente de fuir son foyer avec sa fille, en quête de paix. J’ai participé à ce film en tant que perchman. La violence conjugale est un cri silencieux que cet œuvre a su rendre profondément audible.
« Le Sermon de Boukary », de Banou Sagou
« La Patrie ou la mort, nous vaincrons ! » tel est le leitmotiv inscrit dans le cœur de tout Burkinabè. Boukary décide d’aller défendre sa patrie, que des colons tentent d’envahir, au grand dam de sa bien-aimée. Patriotisme, amour, ego et fidélité se mêlent dans cette fresque poignante. J’y ai participé en tant que perchman.
« Siiga », un film de Issa Tiendrébéogo.
Siiga est un film expérimental. Après avoir confié la construction de sa maison à son frère, un riche aventurier rentre d’Europe avec sa famille. Mais à son retour, il découvre sa parcelle vide, en ruine. Il a été dupé. Son frère s’est enfui. Commence alors une expérience mentale, une plongée entre démence et renaissance, où se confondent trahison, perte de repères et quête de sens.
« Bienvenue à Kikideni », de Aminata Diallo / Glez
Comment oublier cette série qui a bercé notre enfance ! Il suffisait d’entendre son générique pour nous faire sourire. Avoir le privilège de faire partie de l’équipe de tournage fut pour moi une expérience inoubliable. Bienvenue à Kikideni, c’est l’histoire d’un prêtre, d’un chef coutumier et d’un Ladji que tout semble opposer, mais qui partagent des journées atypiques, mêlant humour, choc des cultures et fraternité. J’ai eu la chance d’y participer en tant que membre de l’équipe son.
« Avenir », de Basilio Maritano.
Un projet marquant pour moi, qui a renforcé le respect que j'avais déjà pour la qualité artistique de la filmakademie. Au fil du temps, nous avons suivi un metteur en scène dans sa création, jusqu'à la naissance de son chef-d'œuvre. J'ai été assistant opérateur de prise de son, aux côtés de Moritz Peter, un ami et frère.
Ça y est, nous sommes presque à la fin de cette aventure où je vous ai raconté en images ce que j'ai l'habitude de raconter en son.
Pour tout besoin, n’hésitez pas à me contacter.
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