Introduction et Sommaire
Cette séquence, pensée comme inaugurale de la première année de DNMADE en Humanités, articule un cours sur le portrait, depuis ses versions littéraires jusqu’à son évolution dans la pratique journalistique, et une série d’activités conduisant de l’interview à l’écriture d’un portrait mimant celui de la dernière page du quotidien Libération. Pour réaliser la mise en page de leur portrait selon le modèle, les étudiants de quelques classes bénéficient d’un cours en Outils Numériques délivrée par ma collègue Sylvie Lagarde. Par là, elle initie les étudiants à certains mécanismes d’InDesign et les sensibilise à l’esthétique de la mise en page.
Le cours suit la structure suivante, la suite d'activités venant globalement conclure la démarche:
01 - Quel Portrait ?
Quelques définitions générales du portrait
- Portrait physique et / ou moral, psychologique
- Peut être objectif (neutre) ou subjectif (positif /élogieux ou négatif /critique)
- Procède de la description et de la caractérisation
- Procède également du récit (on peut raconter la vie)
- Le portrait est organisé: il regroupe les informations, opère un trajet ou propose une progression, possède une accroche, une chute, etc.
- Dans un cadre plus général (un récit), il remplit une ou plusieurs fonctions que l’on pourra analyser
Quel type de portrait ?
Le portrait relève de deux pratiques d’écriture distinctes:
- Le portrait littéraire
- Le portrait journalistique
02 - LE PORTRAIT LITTÉRAIRE
CARACTÉRISTIQUES DU PORTRAIT LITTÉRAIRE
- Le portrait peut être positif ou négatif, faire l’éloge ou le blâme, être laudatif ou satirique, se faire dithyrambe ou éreintement.
- Il peut ainsi demeurer strictement argumentatif, ou au contraire se faire narratif pour renseigner sur un personnage au sein d’une intrigue.
- Il peut se présenter comme documentaire, en renseignant sur les conditions de vie de personnage, ou faire apparaître le point de vue d’un personnage via une focalisation interne ou par une narration à la 1e personne.
- Il peut se faire le plus réaliste possible, pour renforcer le vraisemblable d’un personnage et de ses actions, ou au contraire se voir marqué par l’imaginaire et le poétique, selon la tonalité du texte.
- C’est un art du langage et il joue de la précision, du détail, de la nuance.
- Il répond à des intentions, de l’auteur ou d’un personnage, et s’inscrit dans un récit d’une manière précise qui peut faire également l’objet d’analyse.
LES FONCTIONS DU PORTRAIT LITTÉRAIRE
Elles sont différentes selon les buts du romancier. En outre un même portrait peut remplir plusieurs fonctions.
- Fonction référentielle : Le portrait a pour but de permettre au lecteur de se forger une idée précise du personnage, de le visualiser en le rendant vraisemblable.
- Fonction narrative ou explicative : elle sert à mettre en valeur un personnage à un moment précis de son histoire.
- Fonction symbolique : elle montre la portée sociale, morale ou psychologique d'un personnage.
- Fonction esthétique : elle offre une galerie de personnages beaux ou laids selon les critères esthétiques de l'époque
UNE BRÈVE HISTOIRE DU PORTRAIT LITTÉRAIRE
ANTIQUITÉ
On retrouve le portrait littéraire dès l’Antiquité:
- chez des historiens, comme Tite-Live (Histoire romaine) et Tacite (Histoires, Annales) notamment, pour des personnages importants
- mais aussi dans des œuvres toujours historiques mais plus littéraires comme Les Vies Parallèles de Plutarque
RENAISSANCE
- À la Renaissance, le portrait littéraire devient un objet de réflexion chez Montaigne, dans ses Essais, où l’auteur tente de se décrire lui-même tout en réfléchissant à la question du portrait en peinture.
- Il se développe également ponctuellement dans des récits comme chez Rabelais (Gargantua, Pantagruel).
- On le voit aussi en poésie dans la partie encomiastique des Regrets de Du Bellay
- (et on pourrait penser, lointainement, à la tradition des blasons du corps féminin)
XVIIe SIÈCLE
Le portrait se structure comme genre littéraire à partir du XVIIe siècle:
- Notamment dans le courant précieux (La Princesse de Clèves de Madame de la Fayette, chez Mme de Scudéry…)
- Chez Scarron dans Le Roman comique.
- Au théâtre chez Molière (à la fois portraits théâtraux et portraits brossés par les personnages eux-mêmes, cf la série de portraits par Célimène dans Le Misanthrope).
- Chez des auteurs de mémoires comme le Cardinal de Rets ou Saint-Simon.
- Chez les moralistes comme La Bruyère ou La Rochefoucauld.
- Le portrait y est avant tout moral.
XVIIIe SIÈCLE
Au XVIIIe, le portrait devient davantage psychologique:
- On le trouve sous la forme de l’autoportrait chez Diderot (à propos du portrait réalisé par le peintre Louis Michel van Loo)
- ou dans le genre épistolaire comme marque d’esprit de la part du scripteur (portrait de Mme de Pecquigny par Marie Du Deffand, ou portrait dans Les Liaisons dangereuses de Laclos).
- Cela culmine avec Les Confessions du comte de***, de Charles Pinot Duclos, réputé comme le roman à portraits par excellence
XIXe SIÈCLE
Au XIXe siècle, le portrait devient central dans la fiction et le roman en particulier: il sert à définir les personnages selon trois critères:
- Critères physiques: traits du visage, allure, pose du corps.
- Critères psychologiques, moraux: sentiments, caractère, pensées des héros.
- Critères sociaux: appartenance à un milieu défini, vêtements, habitat, langage, métier, fréquentations, idéologies.
Des liens entre physique et caractère sont parfois affirmés, glissant vers des comparaisons animales comme chez Balzac ou Zola.
Le personnage fait l’objet d’une description minutieuse qui prépare et explique l’action, le drame, qui doit être raconté.
XXe SIÈCLE
Au XXe siècle, le portrait classique est remis en question:
Ainsi, chez Proust, les personnages s’inscrivent dans le temps. Leur portrait est donc fluctuant et le romancier ne peut plus donner d'eux que des images successives et contradictoires, non seulement parce que le modèle change sans cesse, mais aussi parce que le peintre et le point de vue changent également.
En effet, le portrait s’affirme à travers la subjectivité du narrateur, que le portrait porte sur un tiers (portrait du Duc de Guermantes dans Le Temps retrouvé de Proust) ou sur soi (autoportrait de Michel Leiris dans L’Âge d’homme).
Dans le Nouveau roman, le portrait se fait aussi la marque d’une prise de conscience de la complexité de l’individu, être mouvant dans le temps, devenant portrait fragmenté, parcellaire, comme dans Portrait d’un inconnu de Nathalie Sarraute. L'immobilisation à travers le portrait, comme l'identité qu'elle implique, est impossible et illusoire
03 - LE PORTRAIT JOURNALISTIQUE
Petite histoire du portrait journalistique
- Mise en place de la rubrique « Portrait » chez Libération en 1994
- Défini comme un reportage sur une personne (en parallèle, portrait politique ou nécrologie)
- Toujours un peu indiscret
- Accompagné par une photo
- Description physique et morale
- Rubrique et/ou pratique qui se sont développées et imposées dans toute la presse écrite, avec un respect du genre
- Les sujets étaient des personnalités célèbres, et cela tend à présent vers une « peopolisation » des anonymes
Le portrait journalistique en général (cours de Jacques Poget)
- La dramaturgie permet d’esquisser un plan et aide à fixer les points essentiels, dans l’ordre d’apparition le plus efficace
- Le chapeau ou attaque du papier: l’élément d’actualité et l’abord physique de la personne doivent figurer tout au début (pour retenir l’attention du lecteur)
- Situer le décor est toujours significatif, même s’il s’agit d’un hall d’hôtel (style, standing, quartier),
- Les éléments biographiques ne doivent pas former un bloc du genre curriculum vitae mais émailler le portrait, avec des citations qui les rendent plus digestes,
- Soigner le style en général (en l’adaptant ou non à la personnalité du jour: on n’évoque pas nécessairement avec le même vocabulaire le nouveau philosophe et le musicien heavy metal). En particulier, ayez largement recours aux descriptions (physique du personnage) et aux anecdotes. La couleur, les notations vives, les images, etc., sont indispensables.
- Osez interpréter. Vous êtes le portraitiste, vous avez le droit de laisser percer votre subjectivité. L’impression que vous procure le personnage, l’atmosphère qui règne autour de lui, la façon dont les autres parlent de lui, sont des éléments légitimes s’ils sont honnêtement présentés,
- La chute! Le dernier paragraphe, court, la dernière phrase, frappante, sont aussi décisifs que l’attaque,
- La titraille, en tout dernier. Quel que soit le style que réclame votre journal, c’est le premier déclencheur du désir de lire ou de l’impulsion de tourner la page. Si votre interlocuteur a le sens de la formule, une citation est généralement efficace, mais la caractérisation en deux mots frappe à coup sûr,
- Attention à la photo! Votre titre s’appuie sur elle, tenez compte de l’expression de votre personnage sur le cliché choisi.
04 - Les portraits de Libération
LES RESSOURCES
CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES DU PORTRAIT DE LIBÉRATION
- Texte + photographie, sur trois colonnes
- Des éléments structurants: titre, chapeau, dates, rubrique et signature(s)
- Longueur: 4 feuillets (soit entre 5000 et 6000 signes espaces compris; ou entre 700 et 1000 mots)
- Mise en page (ex : codes chromatiques propres à Libération) et typographie (ex: corps de l’article différent de la titraille)
- Portrait photographique à soigner (possède sa propre charte graphique)
Le feuillet en journalisme
- 1 feuillet = 1500 signes espaces compris; plus souvent 1200/1300 du fait des retraits, dialogues, sauts de paragraphes, etc.).
- 1 feuillet: 25 lignes de 60 signes, ou 15 lignes de 100 signes
- Déterminant pour le paiement des journalistes pigistes (7 à 240 euros le feuillet selon la publication)
CARACTÉRISTIQUES D’ÉCRITURE DU PORTRAIT DE LIBÉRATION
- Le titre: ludique et travaillé, sous la forme d’un jeu de mots, pour délivrer un message
- Le chapeau: synthétise l’article, avec les informations essentielles, sur un rythme ternaire.
- Un angle qui préside à l’ensemble du portrait (projet, caractère, actualité, particularité…)
- Une structure précise, qui regroupe les informations et fasse progresser le portrait.
- Clarté et lisibilité du propos.
- Un portrait empathique: on est avec, tonalité globalement bienveillante.
- Une accroche qui fait entrer dans le portrait, début le « récit de la rencontre » (formule de Luc Le Vaillant, responsable de la rubrique à Libération).
- Une chute elle aussi travaillée et pensée.
- Une écriture au présent et à la troisième personne. Et attention à la langue…
- L’occasion de travailler un style: un véritable exercice d’écriture car c’est aussi une subjectivité qui va s’afficher à travailler la rédaction du portrait.
- Un potentiel dialogue avec la photographie.
- Un lien avec l’actualité.
- Citations, paroles rapportées, formules « choc ».
- Des anecdotes.
05 - des interviews croisées au portrait rédigé
Première activité: les interviews croisées
- Étape 1 : Préparation. Le travail s'effectue collectivement à l'oral, en partant des éléments mis en évidence dans l'activité précédente consacrée à l'analyse des portraits de Libération.
- Étape 2 : Réalisation. Les binômes sont établis, en croisant les groupes, parcours, sections. Les étudiants entament l'interview avec prises de notes, chacun leur tour dans le rôle du journaliste et de l'interviewé, pour une durée d'environ 20 minutes. Il est important que les rôles soient posés et fixés sur la plage horaire, avant la permutation des rôles. Procéder à un "ping-pong où les étudiants se renvoient les questions ne fonctionnent pas bien et ne permet pas d'instaurer un vrai cadre d'interview susceptible de creuser certains points, de bifurquer, de raconter des anecdotes, etc.
- Étape 3 : Organisation. Les étudiants ont un temps court (environ 15 minutes) pour reprendre leur notes, commencer à les organiser, effectuer un premier tri, éviter les redondances. L'idée est d'amorcer un travail de sélection et de hiérarchisation qui doit permettre de déterminer l'angle du futur portrait. Ce premier travail d'organisation est mené en vue d'une courte présentation à l'oral devant la classe.
- Étape 4 : Restitution. Les binômes se présentent mutuellement devant la classe, dans un temps de parole d'excédant pas 5 minutes par personne. La présentation s'accompagne d'éventuelles questions de la classe, pour clarifier ou prolonger certains éléments du portraits. L'enseignant pointe ce qui lui semble saillant dans le portrait afin de guider les étudiants dans la future construction du portrait.
- BONUS IA - Étape A. Désigner pour chaque étudiant un autre qui doit prendre en note ce qui est présenté à l'oral. Remettre en forme ces notes, sans rédaction particulière, dans un fichier texte conservé pour plus tard.
Deuxième activité : le portrait type Libération
- Étape 1 : Construire le portrait. Chaque étudiant doit trouver un angle afin de raconter la rencontre de son binôme, selon le modèle des portraits de Libération. Il lui faut poser la structure du portrait (les différents éléments qu'il compte développer, ainsi que leur ordre) tout en notant déjà les anecdotes et citations qui pourront faire l'objet de développement plus narratifs.
- Étape 2 : Rédaction du portrait. La rédaction du portrait s'effectue sur support numérique afin de faciliter relecture et correction. La rédaction doit veiller à respecter la longueur demandée (environ 6000 signes), assez longue et présentant rapidement une difficulté aux étudiants, et se soucier des règles d'énonciation mises en évidence dans l'analyse des portraits (personne, temps, ton adopté, lexique, etc.). Si la matière manque pour atteindre les 6000 signes, c'est le moment de reprendre l'interview pour creuser certains points précis. Les binômes restent côte à côte durant la rédaction pour faciliter cela. C'est aussi le moment où une première relecture (de fond) est effectuée par celui qui fait l'objet du portrait pour vérifier que rien ne le gène dans ce qui a été rédigé.
- Étape 3 : Compléter et finaliser. À partir de là, les étudiants vont travailler par groupe de 4, en regroupant deux binômes. Collectivement, ils se lisent à l'oral les portraits et posent pour chacun les éléments techniques attendus et prioritaires: le titre sous forme de jeu de mot, le chapeau au rythme ternaire, les dates, l'accroche et la chute. Tous ces éléments font l'objet d'une évaluation qualitative (et bienveillante) par les pairs afin de chercher formules et idées. L'accroche peut d'ailleurs être fictionnalisée (inventer le lieu de la rencontre pour introduire le portrait). Les étudiants réfléchissent également ensemble à de possibles photos à réaliser pour illustrer les portraits et anticipent s'ils auront besoin de la faire à l'extérieur, en dehors de l'établissement.
- Étape 4 : Relectures, mise en page et rendus. Deux relectures plus précises vont alors avoir lieu, en croisant les éléments du groupe de 4. Chaque portrait va faire l'objet d'une relecture différente et successive par chacun des membres du binôme associé. La première relecture concerne plutôt le fond, et notamment la clarification du propos et l'amélioration de la formulation. La deuxième relecture concerne spécifiquement l'orthographe pour traquer coquilles et fautes. Une fois cela effectué, les étudiants peuvent aller réaliser la photo si un lieu a été déterminé dans l'établissement. Si la photo nécessite d'être réalisée en dehors de l'établissement, il faudra qu'ils l'ait réalisée de leur côté. Tous ces éléments sont déposés sur un drive dans des dossiers individuels intitulés "Portrait de X par Y" avec trois fichiers différents: l'un avec le texte du portrait, l'autre avec les éléments techniques (titre, chapeau, date) et enfin la photographie. Ces documents font l'objet d'une lecture et d'un retour de l'enseignant afin que l'étudiant puisse amender et améliorer son portrait. Une fois tout cela réalisé, le portrait sera mis en page sur InDesign.
- Bonus IA - Étape B. Demander à une IA générative à rédiger le portrait dans le style des portraits de de Libération à partir des notes prises et la relancer jusqu'à atteindre 6000 signes, quitte à l'amener à halluciner. Mettre en page les portraits obtenus et comparer les résultats avec les portraits rédigés par les étudiants afin d'amorcer une réflexion sur les usages de l'IA
Evaluation des deux activités
L'évaluation peut s'opérer en deux temps: d'une part lors de la présentation orale, d'autre part lors de la remise du rendu final. Cette évaluation suit le système de compétences en vigueur sur le logiciel DNMADE ++.
Interviews croisées
- C2.1: Expression orale
- C4.1: Collecte et sélection de l’information
- C4.3: Organisation du propos
Portraits rédigés
C2.1 : Langue et expression
- C2.1 : correction de l’écrit de son texte.
- C2.1 : avoir bien relu et corrigé le texte de son camarade.
- C2.1 : lisibilité et clarté de l’expression.
- C2.1 : titre jeu de mot.
- C2.1 : chapeau.
C4.1 : Collecte d'information
- C4.1 : des informations sur le parcours.
- C4.1 : des informations personnelles.
- C4.1 : des informations sur les goûts, passions, activités...
- C4.1 : dates bien utilisées.
- C4.1: avoir trouver un angle pour rédiger son portrait.
- C4.1: un portrait vivant, avec des anecdotes et des citations.
C4.3 : Structuration du propos
- C4.3 : des paragraphes bien pensés.
- C4.3 : une progression d’ensemble claire.
- C4.3 : une progression interne fluide (connecteurs, etc.).
- C4.3 : une transcription pertinente de la structure dans le format final, avec souci de la mise en page et des normes typographiques.
C4.4 : Style journalistique de la 4e de couverture de Libération
- C4.4 : accroche ou amorce au début bien travaillée
- C4.4 : une dimension de rencontre.
- C4.4 : un style d’écriture (on sent qui écrit le portrait derrière le portrait, mais sans le je de préférence, même si son emploi peut tout à fait se justifier précisément sur une question de style).
- C4.4 : portrait vivant avec des anecdotes et des citations.
- C4.4 : une chute amusante.
Quelques exemples
RESSOURCES utilisées
PORTRAIT JOURNALISTIQUE
- Les portraits de Libération (page web du journal dédiée à la rubrique)
- Le Portrait en presse écrite, par Jacques Poget, pour le CFJM
- Pratique d’écriture journalistique et découverte de l’autre : le «portrait rencontre» selon Libération, par Margot Demarbaix, Pratiques de la Communication n°2, 2020
- Le portrait journalistique : entre approfondissement et anecdote, par Annick Batard, Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 2010, in Le portrait : formes, catégories et fonction d’un genre. Actes du 132e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, « Images et imagerie », Arles, 2007
PORTRAIT LITTÉRAIRE
- Dossier thématique « Le Portrait » du site de la BNF
- « Portrait, genre littéraire », Encyclopédie Universalis
- Article « Portrait Littéraire » de Wikipedia
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